Le coronavirus a accéléré la numérisation du système bernois

Le canton a pu rapidement développer des solutions numériques pour lutter contre la pandémie ...
Le coronavirus a accéléré la numérisation du système bernois

Le canton a pu rapidement développer des solutions numériques pour lutter contre la pandémie. Leur utilisation sera renforcée ces prochains mois, indique vendredi la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration

Le canton de Berne souhaite développer ces prochains mois la numérisation du système de santé cantonal. (Photo :archives KEYSTONE / Christian Beutler). Le canton de Berne souhaite développer ces prochains mois la numérisation du système de santé cantonal. (Photo :archives KEYSTONE / Christian Beutler).

Le canton de Berne a mis en œuvre des projets dans la santé et le social l'an dernier, comme le modèle de rétribution du financement des soins, et ceci malgré le travail important engendré par la pandémie. Le coronavirus a permis également d'accélérer la numérisation du système de santé cantonal.

« Des solutions numériques ont été développées en très peu de temps pour lutter contre le Covid-19, notamment pour le traçage des contacts, la vaccination et la logistique vaccinale », s'est félicitée vendredi la Direction de la santé, des affaires sociales et de l'intégration (DSSI). Au cours des prochains mois, la gestion des données sera approfondie et l'architecture logicielle redéfinie afin de renforcer l’utilisation du numérique.

Le dossier électronique du patient (DEP) pourra être introduit étape par étape durant cette année. « Des travaux sont toutefois encore nécessaires pour que la population puisse bénéficier rapidement d’un dossier électronique », a précisé le canton de Berne. Il s’agit par exemple de veiller à ce que les démarches pour obtenir une identité électronique et ouvrir un dossier soient simples et accessibles à tous. Par ailleurs, il faut encore établir comment financer le développement du DEP.

Le canton a expliqué qu'il a réussi l'an dernier à améliorer le modèle de rétribution pour le financement des soins, notamment ceux à domicile. Les tarifs sont désormais fixés selon les coûts effectifs enregistrés par les fournisseurs de prestations. Les prestations supplémentaires, dépassant les exigences du droit fédéral, ne seront plus rétribuées, à moins qu’elles ne soient nécessaires pour garantir la couverture des besoins et fournies par les partenaires contractuels.

La DSSI a également procédé à une réorganisation interne l'an dernier visant notamment à renforcer la collaboration avec les fournisseurs de prestations (hôpitaux, foyers, EMS, pharmacies, etc.) et à une gestion intégrée de tous les soins. Depuis la mi-2021, elle est composée de trois unités : le secrétariat général, l’office de la santé et l’office de l’intégration et de l’action sociale. /ATS-gtr


 

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