Quand le gibier met la pression sur les forêts

Environ 12% de la surface forestière du canton peine à se rajeunir. En cause, les dégâts provoqués ...
Quand le gibier met la pression sur les forêts

Environ 12% de la surface forestière du canton peine à se rajeunir. En cause, les dégâts provoqués par la faune sauvage. Le Jura bernois est relativement épargné

Dans les régions touchées, l’est du canton notamment, certaines essences ne sont pas suffisamment représentées pour assurer le rajeunissement forestier. (Photo: archives) Dans les régions touchées, l’est du canton notamment, certaines essences ne sont pas suffisamment représentées pour assurer le rajeunissement forestier. (Photo: archives)

Le gibier peut avoir un impact direct sur le rajeunissement des forêts. L’Office cantonal des forêts et des dangers naturels vient de publier une expertise basée sur l’année 2021. Il en ressort que la pression de la faune sauvage est considérée comme forte sur 12% de la surface forestière du canton, un chiffre en augmentation. Dans la région, c’est le haut du vallon de St-Imier qui est le plus touché même si la situation est stable selon Rénald Queloz, chef de la division forestière du Jura bernois  : 

Dans les régions touchées, l’est du canton notamment, certaines essences ne sont pas suffisamment représentées pour assurer le rajeunissement forestier. Les feuillus comme les érables ou les chênes manquent parfois sur le Plateau tandis que le problème touche les sapins à plus haute altitude. Or ces arbres jouent un rôle de plus en plus important pour la biodiversité et la protection contre les dangers naturels, souligne l’Office des forêts.  


Impact direct et indirect 

L’impact du gibier peut être direct ou indirect. Le chevreuil, par exemple, se nourrit en partie de bourgeons et de jeunes rameaux à une certaine période de l’année. Le frottement des bois peut aussi avoir un impact. La pression humaine via le tourisme peut aussi amener le gibier à se concentrer des dans zones problématiques. Mais à quel moment parle-t-on de dégâts  ? Pour Rénald Queloz, les possibilités de renouvellement des espèces végétales représentent le facteur déterminant  :

Les offices compétents ont déjà déployé diverses mesures pour limiter les dégâts du gibier sur la forêt. Des autorisations de chasse spéciales ou supplémentaires ont été délivrées. Dans le haut du vallon de St-Imier, la chasse a été ouverte le jeudi. Il s’agit également de réguler le tourisme hivernal notamment dans la zone Chasseral-Combe Grède. /oza


 

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