La ville de Saint-Imier innove. Elle a inauguré mercredi matin un chauffage à distance qui alimente notamment le site de l’Hôpital du Jura bernois (HJB) et un bâtiment administratif de la Municipalité. L’originalité de ce chauffage repose sur un système de géothermie basse température, qui utilise l’eau potable pompée dans le nouveau puits des Sauges. Concrètement, le précieux liquide issu du puits était trop chaud avec environ 20 degrés. D’où l’idée de le refroidir tout en profitant de la chaleur dégagée. Un projet novateur sur le plan énergétique, sans doute une première en Suisse. Et surtout un problème qui se mue en solution durable, ce qui réjouit le chef du service l’équipement à St-Imier Patrick Adatte :
« Une situation gagnante-gagnante »
Le projet développé par le bureau Masai se veut exempt de toute émission de CO2. Selon les projections actuelles, il permettra de fournir près de 2 millions de kilowattheures de chaleur par an, ce qui représente 220'000 litres de mazout. Les pompes à chaleur, elles, sont alimentées par de l'énergie électrique renouvelable.
Un réseau à étendre
Pour l'heure, le chauffage à distance alimente donc l'HJB et un autre bâtiment. Il est prévu d'étendre le réseau à l'avenir. Des études seront lancées cette année encore, assure Patrick Adatte :
« On ne pourra pas alimenter l’ensemble de la cité »
L’Hôpital du Jura bernois suit ce projet depuis plus de 15 ans. Sa concrétisation représente un bel aboutissement pour son directeur général de l’époque, Dominique Sartori. L’HJB conservera ses chaudières à gaz et à mazout, mais uniquement comme systèmes d’appoint et de secours. A terme, l’institution pourrait économiser plusieurs dizaines de milliers de francs de chauffage par an. L'hôpital se bat sur plusieurs fronts pour devenir plus respectueux de l'environnement. A ce titre, les économies ne font pas tout selon Dominique Sartori :
« L’hôpital rejette passablement de déchets. On a pris ces problèmes les uns après les autres »
A noter que l'investissement - 1,4 million de francs débloqués en 2019 par les citoyens - et les coûts de fonctionnement sont entièrement autofinancés par la vente de kilowattheures de chaleur aux clients raccordés. /oza









