Les éleveurs de la région sont venus en nombre vendredi à Loveresse pour évoquer l’avenir de l’agriculture dans le cadre de la 42e Assemblée générale de la Fédération d’élevage bovin du Jura bernois
L’année 2022 pourrait s’avérer compliquée pour les éleveurs de la région. Une centaine de délégués se sont rendus à Loveresse vendredi pour prendre part à l’Assemblée générale de la Fédération d’élevage bovin du Jura bernois. L’occasion d’évoquer l’avenir de l’agriculture.
Au sortir de la pandémie – ou du moins des mesures sanitaires – cette année pourrait signifier une reprise pour l’industrie agricole régionale. Mais la guerre qui s’est déclarée en Ukraine il y a un peu plus d’une semaine ne présage rien de bon, selon le président de la Fédération Christophe Kämpf.
Christophe Kämpf : « Nous pourrons être impactés au niveau de l’importation du fourrage »
Bilan contrasté
Le comité de la Fédération d’élevage bovin du Jura bernois a tiré un bilan contrasté des deux dernières années marquées par la pandémie. Pour des raisons sanitaires, son Assemblée générale n’avait pas pu se tenir l’année dernière.
L’annulation du Marché-Concours en 2020 a pesé lourd sur les comptes, qui se sont bouclés par un déficit de plus de 6'000 francs. L’année dernière a donné quant à elle des résultats plus réjouissants notamment grâce à la hausse du prix de l’inscription au Marché-Concours. Il était passé de douze à vingt francs, ce qui a permis de terminer cet exercice dans les chiffres noirs avec un excédent de revenus de près de 10'000 francs.
Cette rencontre était l’occasion aussi de récompenser plusieurs bêtes qui se sont démarquées durant l’année écoulée, par leur beauté notamment. C’est le cas de la vache Bijou des éleveurs Wilfred et David Habegger, qui a reçu les honneurs du président de la Fédération pour avoir été élue « Miss Jura bernois » pour la 3e fois.
A noter également qu’en 2021, pas moins de dix vaches ont franchi le cap des 100'000 kg de production laitière. /ddc








