Alors que le cours du pétrole s’affole en raison de l’invasion de l’Ukraine, le prix de la benzine concentre une bonne partie de l’attention du public. Pourtant, cette crise déploie également ses effets dans le domaine immobilier : le prix du mazout flambe, et c’est également le cas, dans une moindre proportion pour le moment, des tarifs du gaz et de l’électricité.
En ce qui concerne le mazout, il montrait déjà une hausse significative avant le début de la crise ukrainienne. Cette semaine, le prix de référence en Suisse a dépassé les 190 francs pour 100 litres. Il y a exactement une année, il dépassait à peine les 80 francs, donc plus de deux fois moins.
Des conséquences qui dépendent des contrats
Contrairement à l’essence et au diesel, cela dit, il y a un effet retard dans les conséquences de ces hausses sur les consommateurs. Yann Sunier est le directeur de la Chambre immobilière neuchâteloise. Il explique ce qui attend les locataires qui ont un contrat de bail payé par acomptes :
Pour réduire le choc des factures de décomptes de charges et frais accessoires trop élevées, certaines gérances immobilières neuchâteloises proposent à leurs locataires l’option de demander une augmentation des acomptes de charges mensuels. Du côté de la régie Naef, on s’inquiète du supplément de travail que pourrait occasionner cette situation, puisqu’il faudra trouver une solution individuelle avec chaque client en difficulté de payement.
Autre catégorie : en ce qui concerne les locataires qui ont un contrat avec forfait, l’impact pourrait être retardé davantage encore :
Reste le cas des propriétaires de maisons individuelles ou de villas. Pour eux, tout dépend du moment où ils ont rempli leur citerne :
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