La population devra trancher sur les bâtiments scolaires de Valbirse

Le Conseil général de Valbirse a donné un préavis favorable au projet de construction et de ...
La population devra trancher sur les bâtiments scolaires de Valbirse

Le Conseil général de Valbirse a donné un préavis favorable au projet de construction et de rénovation des bâtiments scolaires. Les discussions ont été tendues lundi soir, notamment pour des raisons de calendrier

Le Conseil général de Valbirse a retrouvé sa configuration habituelle pour sa première séance de l'année. Le Conseil général de Valbirse a retrouvé sa configuration habituelle pour sa première séance de l'année.

De longues discussions qui accouchent d’un préavis favorable. Le Conseil général de Valbirse était appelé à donner son avis sur un crédit-cadre de 13 millions de francs pour le projet de rénovation des écoles de Malleray et de Bévilard, ainsi que pour la construction d’un nouveau bâtiment scolaire à Malleray. Un dossier sur lequel il avait déjà débattu en juin 2021, mais qui était alors devisé à près de 20 millions de francs. Le dossier est revenu sur la table avec une réduction des coûts de près de 7 millions de francs, après avoir effectué des modifications, demandées par le législatif. La nouvelle version a abandonné par exemple l'idée de construire un parking souterrain dans la nouvelle bâtisse ou encore celle de remplacer les planchers des salles de classes de Malleray par des dalles en béton. Un projet qui a finalement abouti sur un préavis favorable à l’attention de la population, mais qui a, à nouveau, beaucoup fait parler.


Problèmes de calendrier

Lors des premières discussions au législatif, en juin de l’année dernière, les élus avaient adressé trois demandes au Conseil communal : que le projet en lui-même soit maintenu mais qu’il ne coûte pas plus de 13 millions de francs et que la nouvelle mouture soit présentée au plus tard fin mars 2022 au Conseil général. Tous les critères ont été respectés, mais Franco Villoz a exprimé des réticences au niveau du calendrier. Selon les prévisions de l’exécutif, la population de Valbirse sera appelée aux urnes en novembre de cette année. Mais l’élu de la Liste Libre a demandé au Conseil communal de retarder cette échéance, en grande partie en raison de l’enquête qui est en cours concernant le dossier du Chemenay.

Selon Franco Villoz, il est nécessaire d’attendre de recevoir les conclusions et les recommandations de la Commission d’enquête parlementaire avant de faire voter la population car le risque de refus est trop grand actuellement. Une remarque qui a fait réagir le maire Jacques-Henri Jufer. Il a tenu à rappeler que le Conseil communal a suivi à la lettre les demandes du législatif et qu’il ne veut pas se faire reprocher d’avoir présenté le projet pour un préavis et de tarder ensuite à le faire passer en votation populaire. Jacques-Henri Jufer reconnaît qu’il y a actuellement de la méfiance de la part du Conseil général envers son exécutif. Une méfiance qui pourrait également se voir au sein de la population. Mais le maire a tenu à rappeler l’importance de travailler en collaboration et en pleine confiance dans tous les projets, même s’il y a eu des problèmes concernant « l’affaire Chemenay ».

Après une interruption de séance et de nouveaux débats, Franco Villoz a obtenu la garantie que le Conseil communal attendra les recommandations de la Commission d’enquête parlementaire, qui arriveront fin juin, avant de lancer le processus de votation populaire. L’élu de la Liste Libre a donc accepté de retirer son intervention et le législatif a pu voter et donner, par 19 oui, 8 non et une abstention, un préavis favorable à la population. Les habitants de Valbirse auront donc le dernier mot.


Plus de transparence de la part de l’exécutif

Le groupe PLR et sympathisants avait déposé une motion qui demandait le gel des investissements et la mise en œuvre d’une planification financière. Un texte rédigé en réponse à la demande d’un crédit supplémentaire pour le hangar des pompiers en novembre dernier, la fameuse « affaire Chemenay ». Une Commission d’enquête parlementaire ayant été créée pour faire la lumière sur ce dossier, le Conseil communal a proposé de transformer cette motion en postulat, ce que le législatif a accepté. L’exécutif de Valbirse s’est engagé à plus de transparence dans les futurs investissements et a également partagé avec le Conseil général les différentes planifications financières demandées.


Démission au sein du groupe socialiste

Alors qu’il avait la parole pour s’exprimer sur une motion, Jean-Paul Mercerat a annoncé qu’il démissionnait du groupe socialiste et sympathisants au 31 mars 2022. Il continuera de siéger au Conseil général, mais en tant que socialiste indépendant. Selon lui, il a trop de divergences d’avis avec son groupe et préfère s’en détacher. /lyg


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