Campus Bienne : éviter de nouveaux retards

Le Conseil-exécutif s'oppose à un postulat qui demande la suspension des projets de campus ...
Campus Bienne : éviter de nouveaux retards

Le Conseil-exécutif s'oppose à un postulat qui demande la suspension des projets de campus à Bienne et Berthoud. Il estime que la requête, qui vise à analyser les problèmes actuels, engendrerait de nouveaux retards et des coûts supplémentaires

Il faudra encore se montrer patient à Bienne avant de voir sortir de terre le nouveau campus. (Photo : Campus Bienne). Il faudra encore se montrer patient à Bienne avant de voir sortir de terre le nouveau campus. (Photo : Campus Bienne).

Suspendre les travaux sur les campus de Bienne et de Berthoud. C’est ce que veulent deux députés alémaniques au Grand Conseil. Michael Ritter (PVL)  et Francesco Rappa (Le Centre) s’inquiètent dans un postulat de l’évolution de ces deux grands projets interreliés. Des projets retardés et qui susciteront des coûts supplémentaires importants. Leur requête : tout arrêter le temps de rédiger un rapport détaillé à l’attention du Grand Conseil. Mais le Conseil-exécutif s’y oppose.


Le canton ne reste pas les bras croisés

Ce n’est pas un scoop : les projets de campus à Bienne et à Berthoud sont enlisés. Suspendre complètement toute la procédure ne fera qu’engendrer des retards encore plus importants et des coûts supplémentaires. C’est ce que répond en substance le Gouvernement aux deux députés du PVL et du Centre. Dans le cas de Bienne, le chantier est déjà bloqué, un arrêt survenu après le dépôt du postulat. La faute à un propriétaire privé qui a contesté la procédure d’expropriation menée par la ville de Bienne et qui a eu gain de cause au Tribunal fédéral. Il faudra donc repartir de zéro et trouver un accord, ce qui pourrait reporter le début des travaux jusqu’en 2026. Le canton de Berne n'est toutefois pas resté les bras croisés pendant que le dossier s'embourbait. Les négociations avec le propriétaire foncier sont actuellement en cours. L’achat des prestations de construction peut lui être réglé indépendamment de la procédure juridique. De quoi gagner du temps. Un nouvel appel d’offres sera bientôt lancé pour le choix de l’entreprise totale. Ses résulats seront connus fin 2022, voire début 2023.


Crédit complémentaire

La question du coût des projets a également été soulevée par les auteurs du postulat. Et là aussi, le bât blesse. L’enveloppe budgétaire initiale calculée était trop basse, reconnaît le canton. Il a donc fallu refondre le projet, l’optimiser, ce qui a été fait. Mais malgré ces économies, un crédit complémentaire sera nécessaire pour la réalisation des travaux. On parle déjà de plusieurs dizaines de millions de francs. Le montant exact sera connu lorsque l'appel d'offres aura abouti.

En résumé, il faudra se montrer patient. Le canton explique faire au mieux pour avancer le plus vite possible. On ne rattrapera pas le temps perdu jusqu’ici, mais l’objectif est au moins d’éviter de nouveaux tracas dans les différentes procédures. Un nouveau « couac » pourrait avoir un impact très négatif sur l’offre scolaire dans un canton de Berne de plus en plus concurrencé par ses voisins. /oza



 

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