Le bâtiment historique situé à Sonceboz est actuellement en travaux. Il deviendra le siège de la Fondation pour le rayonnement du Jura bernois. Dans le cadre de ses transformations, archéologues et historiens de l’art se sont penchés sur l’histoire de cette bâtisse
Les travaux vont bon train à l’ancien Hôtel de la Couronne à Sonceboz. Ceux-ci ont commencé en novembre dernier. L’année prochaine, ce bâtiment historique redeviendra un centre névralgique pour la région au travers de la Fondation pour le rayonnement du Jura bernois (FRJB) qui réunit les milieux économiques et touristiques. La Fondation a proposé jeudi matin de revenir sur l’histoire de la bâtisse au travers de l’œil d’un archéologue et d’un historien de l’art. Richard Vaucher, président de la Fondation pour le rayonnement du Jura bernois, nous explique pourquoi cette démarche est importante.
En amont et en parallèle des travaux, les archéologues du canton de Berne ont pu fouiller les entrailles de ce bâtiment historique. Alors qu’on connaît bien l’importance de ce lieu de passage depuis le milieu du 18e siècle. Ils ont fait encore d’autres découvertes. Christophe Gerber, chef de projet au Service archéologique du canton de Berne, revient tout d’abord sur les intérêts de ce lieu pour la branche.
A noter qu’entre 1707 et 2020, six phases d’aménagement ont pu être déterminées dont quatre grâce à la dendrochronologie, soit une méthode scientifique qui permet d’obtenir des datations de pièces de bois à l’année près en comptant et en analysant la morphologie des cernes des arbres.
Les archéologues vont encore s’intéresser aux façades de la bâtisse après le décrépissage. Le mobilier archéologique (poterie, verre, os, monnaies) sera étudié ultérieurement.
Après l’aspect archéologique, on va s’intéresser au regard de l’historien de l’art sur ce bâtiment. René Koelliker qui travaille au Service des monuments historiques du canton de Berne s’est plongé dans les archives. Il nous explique comment il a commencé son travail de recherche sur l’ancien Hôtel de la Couronne.
Ces peintures ont pu être datées entre 1770 et 1780. Le Service des monuments historiques va encore devoir s’atteler à rénover ce qui a été découvert comme les plafonds, les boiseries ou encore les fresques murales.
A noter que le calendrier des travaux est tenu. L’inauguration devrait donc pouvoir avoir lieu en juin 2023. /sbo












