Ail des ours : prudence !

L’ail des ours, c’est délicieux. Prudence toutefois pendant et après la cueillette. Les feuilles ...
Ail des ours : prudence !

L’ail des ours, c’est délicieux. Prudence toutefois pendant et après la cueillette. Les feuilles peuvent se confondre avec celles du muguet et être porteuses d’œufs du ténia du renard et, dans de rares cas, provoquer l’échinococcose

Pour que l'ail des ours reste un plaisir gustatif, il faut prendre quelques précautions pendant et après la cueillette. (Photo : archives) Pour que l'ail des ours reste un plaisir gustatif, il faut prendre quelques précautions pendant et après la cueillette. (Photo : archives)

Il commence à pointer le bout de ses feuilles dans les sous-bois frais et ombragés ou à proximité des ruisseaux. Le printemps, c’est la saison de l’ail des ours. Rien de tel pour aromatiser une salade, une viande grillée ou un plat de pâtes. Il faut toutefois prendre quelques précautions, à commencer par s’assurer qu’on ramasse bien la bonne plante. Une feuille d’ail des ours peut facilement être confondue avec celle du muguet. Si la première est goûteuse, la seconde est toxique en cas d’ingestion.

Le premier indice, c’est bien sûr l’odeur. Mais une fois qu’on aura cueilli quelques feuilles et imprégné nos doigts de ce parfum d’ail, il deviendra difficile de faire confiance à notre nez.

Dans ce cas, on fait appel à ses yeux. Une feuille d’ail des ours est lisse, brillante dessus et mate dessous. Elle ne comporte au dos qu’une seule grosse côte. Au toucher, elle est molle, avec une texture un peu caoutchouteuse. Une feuille de muguet sera plus nervurée et plus rigide.

Ensuite, comme tous les aliments récoltés à l’extérieur, y compris dans son jardin, les feuilles d’ail des ours doivent être nettoyées à grande eau. Cela permet d’éviter d’ingérer des œufs de ténia du renard. Ces petits parasites provoquent, en colonisant le foie, une maladie rare, mais grave : l’échinococcose.

La barrière des espèces fonctionne plutôt bien et en général, le corps humain élimine les œufs de ténia sans problème. Mais, il y a des exceptions. Selon le site internet de l’Office fédéral de la santé publique, on dénombre en moyenne 10 à 20 nouveaux cas par an en Suisse.

Le traitement permet, dans la majorité des cas, de maîtriser la maladie. Il consiste en un retrait chirurgical du parasite combiné à un traitement médicamenteux de longue durée. /cwi


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