L'auteur présumé d'un assassinat à Bienne reste en préventive

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L'auteur présumé d'un assassinat à Bienne reste en préventive

Le Tribunal fédéral rejette la demande de remise en liberté d’un homme en détention préventive. Ce dernier est soupçonné d’avoir participé à un brigandage à Bienne en 1999 qui avait entraîné la mort d’un jeune homme

Le Tribunal fédéral rejette une demande de remise en liberté. (Photo : KEYSTONE / Laurent Gillieron). Le Tribunal fédéral rejette une demande de remise en liberté. (Photo : KEYSTONE / Laurent Gillieron).

Le Tribunal fédéral rejette la demande de remise en liberté d'un homme retenu en détention provisoire depuis janvier 2021. Le Ministère public bernois le soupçonne d'être impliqué dans un brigandage à Bienne en juin 1999, au cours duquel un jeune homme avait été assassiné.

Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral constate que de forts soupçons pèsent sur cet homme originaire de Macédoine du Nord. Comme l'enquête pénale touche à sa fin et un procès devrait pouvoir se tenir dans un avenir proche, la poursuite de la détention préventive est justifiée.

Selon le droit pénal suisse, la prescription est de 30 ans pour un assassinat. Même si la thèse initiale d'une exécution délibérée de la victime semble abandonnée, les faits relèvent toujours de l'assassinat, selon le Parquet bernois. Des indices pointent vers un homicide par dol éventuel et un comportement sans scrupules. Les éléments constitutifs de l'assassinat seraient ainsi réunis.


Ligotés et bâillonnés

Comme le rappelle l'arrêt de la 1ère Cour de droit public, le recourant aurait participé avec d'autres personnes à un brigandage meurtrier au domicile d'une famille yéniche à Bienne en juin 1999. Les parents et leur fils cadet avaient été ligotés et bâillonnés par des hommes armés.

Lorsque les deux aînés étaient revenus à la maison, l'un des agresseurs avait tiré à plusieurs reprises à travers une fenêtre. L'un des fils, âgé de 22 ans, avait été mortellement atteint.

Les auteurs avaient pris la fuite à bord d'une VW immatriculée dans le canton de Soleure. Ils avaient emporté un pistolet mitrailleur Uzi et des bijoux trouvés au domicile de la famille. L'affaire est restée longtemps irrésolue.

Selon l'enquête en cours, le raid serait lié à un trafic d'armes entre les deux frères aînés et des militants de l'UCK, l'armée de libération du Kosovo. L'accusé, qui était impliqué dans une autre affaire à l'étranger, a été identifié grâce à son ADN. /ATS-gtr


 

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