Protection des plantes : efforts insuffisants malgré un intérêt grandissant

Les exploitations agricoles sont toujours plus nombreuses à participer au projet bernois de ...
Protection des plantes : efforts insuffisants malgré un intérêt grandissant

Les exploitations agricoles sont toujours plus nombreuses à participer au projet bernois de protection des plantes. Néanmoins, le canton estime qu’il convient de renforcer la formation continue et le conseil pour se passer d’herbicides

En quatre ans, mille exploitations supplémentaires ont adhéré au projet
bernois de protection des plantes. (Photo : illustration) En quatre ans, mille exploitations supplémentaires ont adhéré au projet bernois de protection des plantes. (Photo : illustration)

Plus de formation continue et plus de conseils aux agriculteurs, c’est de cette manière que le canton de Berne espère réduire l’impact des produits phytosanitaires sur l’environnement. En collaboration avec l’Union des paysans bernois, il a rendu jeudi un rapport intermédiaire du projet bernois de protection des plantes. S’il observe une nette progression depuis le lancement de ce suivi en 2017, le canton estime que les exploitants doivent redoubler d’efforts. Des efforts pour se passer si possible d’herbicides et pour préserver les bandes tampons en bordure de champ, ces zones délimitées qui longent les cours d’eau notamment et qui ne doivent pas être traitées chimiquement.

Pourtant, l’intérêt de la part des exploitations agricoles pour des méthodes plus respectueuses de l’environnement est grandissant : en 2017, elles étaient 2’646 à avoir adhéré au Projet bernois de protection des plantes, l’année dernière, elles étaient 3’601. Pour rappel, ce projet mise sur un train de dix mesures pour diminuer la pollution des eaux due aux produits phytosanitaires.

Responsable de 80% du financement de ce suivi scientifique, la Confédération soutient les agriculteurs dans la rénovation des places de lavage pour leurs pulvérisateurs. Ces installations permettent de remplir et de nettoyer ces appareils sans contaminer les eaux.

La surveillance se termine à la fin de cette année mais il a déjà été constaté que seules huit à douze substances dans un petit nombre d’applications augmentent fortement les risques pour les eaux. Pour pallier cela, les responsables du projet estiment qu’il faut davantage de méthodes de substitution. Ils proposent d’étoffer l’offre de conseils sur la protection des plantes. La formation continue devrait, elle, mettre l’accent sur la protection des eaux.

Enfin, toujours dans le cadre de ce projet bernois, des analyses sont effectuées aux points de rejet de trois stations d’épuration des eaux. Elles montrent que la concentration en produits phytosanitaires est en baisse depuis quatre ans. /comm-ddc


 

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