Variole du singe : premier cas dans le canton de Berne

Un premier cas de la maladie a été confirmé ce samedi dans le canton de Berne. La personne ...
Variole du singe : premier cas dans le canton de Berne

Un premier cas de la maladie a été confirmé ce samedi dans le canton de Berne. La personne malade souffre de symptômes légers et est en isolement. C'est la première apparition du virus dans le pays 

La variole du singe peut provoquer des éruptions cutanées. (Photo: KEYSTONE/dpa/Bernd Weißbrod) La variole du singe peut provoquer des éruptions cutanées. (Photo: KEYSTONE/dpa/Bernd Weißbrod)

Un premier cas suspecté de variole du singe a été signalé vendredi au Service du médecin cantonal (SMC) de la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration du canton de Berne et à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les analyses de laboratoire effectuées au CRIVE des Hôpitaux universitaires de Genève ont permis de confirmer le soupçon samedi après-midi. Il s'agit du premier cas connu de variole du singe en Suisse.


Malade sous surveillance

Selon le communiqué, le SMC a entrepris un traçage des contacts, afin d’identifier d’éventuelles chaînes de contamination. Selon les premières informations connues du canton, la personne concernée a été exposée au virus lors d’un contact physique étroit à l’étranger. Elle a consulté un médecin en raison de fièvre, d’un état général dégradé, et d’éruptions cutanées avec des vésicules. La personne malade se trouve en isolement à son domicile et l’évolution de la maladie est bénigne. Une personne-contact potentielle a déjà été informée. Elle consultera un médecin en cas d’apparition de symptômes.


Un virus en plein expansion depuis début mai

La variole du singe est une maladie virale rare qui se transmet de l’animal (principalement des rongeurs) à l’être humain. On observe depuis début mai une augmentation très inhabituelle de cas de variole du singe chez l'être humain dans plusieurs pays européens et aux États-Unis. La transmission interhumaine peut se faire par contact étroit avec des sécrétions respiratoires, des lésions cutanées d'une personne infectée ou des objets récemment contaminés (par exemple, des draps). La transmission par gouttelettes nécessite généralement un contact personnel prolongé.


Rappel des symptômes

Les premiers symptômes de la maladie sont la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et dorsales et des ganglions enflés. Un à trois jours après l’apparition de la fièvre, une éruption cutanée se développe, avec des vésicules ou des pustules ressemblant à la variole. L’éruption s'étend généralement de la tête au reste du corps. La paume des mains et la plante des pieds peuvent également être touchées. En cas d'infection confirmée, c'est-à-dire après une analyse de laboratoire et une consultation médicale, le Service du médecin cantonal ordonne un isolement jusqu'à ce que les dernières vésicules se soient transformées en croûtes.

Contrairement à la variole humaine, éradiquée depuis 1980, la variole du singe est généralement beaucoup moins grave. La plupart des personnes se rétablissent en l'espace de plusieurs semaines. Dans l'ensemble, le pronostic peut donc être considéré comme favorable, même si des évolutions graves peuvent survenir chez certaines personnes atteintes. /comm-lyg


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