Tour de Moron : procureur mobilisé

Les gravats provoqués par l'effondrement d'une dizaine de marche à la Tour de Moron ne pourront ...
Tour de Moron : procureur mobilisé

Les gravats provoqués par l'effondrement d'une dizaine de marche à la Tour de Moron ne pourront pas être déblayés de suite. Le Ministère public a été mandaté pour tenter d'éclaircir le dossier

Aux rubalises déployées samedi se sont ajoutées des barrières de chantier. La zone est totalement fermée au public. (Photo : Manuel Hennet). Aux rubalises déployées samedi se sont ajoutées des barrières de chantier. La zone est totalement fermée au public. (Photo : Manuel Hennet).

La consternation est toujours de mise trois jours après la découverte d’importants dégâts à la Tour de Moron. L’effondrement de treize marches reste inexpliqué. Sur place, un dispositif de sécurité a été mis en place, et le Ministère public Jura bernois-Seeland se penche désormais sur le dossier. L’imposant tas de calcaire fracassé au pied de la tour devait être déblayé rapidement, il n’en sera finalement rien. Tout doit être laissé sur place pour permettre à la justice de faire son travail, nous a confié mardi le président du conseil de fondation de la Tour de Moron, Henri Simon. Un procureur a donc été mis sur l’affaire, ce qui ne veut pas dire que les causes de l’effondrement soient à imputer à une quelconque action volontaire.


Fissures apparentes

Toutes les pistes restent ouvertes pour l’heure, celle du défaut technique aussi. Une photo datant du mois d’avril remise par un auditeur montre clairement d’importantes fissures sur plusieurs marches. Henri Simon reconnaît ce phénomène, qui ne date d’ailleurs pas d’hier, et qui a déjà fait l’objet de réparations à l’aide de colles spéciales. Rien d’inquiétant selon lui, et cela n’explique surtout en rien pourquoi les marches ont cassé à fleur du noyau de la tour. Dans l’attente des analyses futures, des barrières de chantier ont été érigées autour de la construction, et des panneaux en interdisent l’accès. Le Conseil de fondation est à pied d'oeuvre et a déjà réfléchi aux actions futures à mener sur place - particulièrement aux méthodes à utiliser en fonction des résultats de l'enquête - ceci avec le concours de l’architecte Mario Botta, qui s’est d'ailleurs dit peiné par la situation. Henri Simon le répète toutefois, il faudra du temps et de l’argent. /oza


 

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