La step région Bienne prévoit de développer ses installations entre 2031 et 2035. La société envisage notamment de construire un niveau de traitement supplémentaire destiné à l’élimination des micropolluants. Le montant global des investissements avoisine les 100 millions de francs. Dans un communiqué diffusé jeudi, la Ville de Bienne – qui fait partie des douze communes reliées à la station d’épuration – indique que ce projet pourrait avoir des répercussions sur son budget. Le conseil d’administration de la step a en effet décidé de relever les émoluments pour les communes raccordées à compter du 1er janvier 2023.
Etude demandée
Pour la Ville de Bienne, les contributions d’exploitation versées à la Step Région Bienne SA constituent une dépense substantielle dans le budget dédié aux eaux usées. À l’heure actuelle, la Ville de Bienne verse chaque année à la station d’épuration des contributions d’exploitation pour un montant d’environ 2 millions de francs, qui passeront à près de 3,5 millions de francs lorsque les émoluments pour les communes augmenteront. En conséquence, le Secteur de l’évacuation des eaux urbaines a demandé une évaluation de la stabilité à long terme du compte spécial « Eaux usées ». Une entreprise externe spécialisée dans le conseil et l’expertise comptable élabore actuellement une étude en ce sens. « Le Conseil municipal se servira de cette analyse ainsi que d’autres réflexions relatives à l’exploitation et à l’entretien de l’infrastructure des eaux usées pour décider à la fin de l’été 2022 s’il est nécessaire de relever les tarifs des émoluments municipaux », écrit-il jeudi. A noter que depuis l’entrée en vigueur en 1994 du règlement municipal concernant l’évacuation des eaux usées, ces derniers n’ont jamais été modifiés. /comm-oza









