Accueil de réfugiés ukrainiens : « C’est important d’apprendre le français pour comprendre le monde à Moutier » (2/2)

Dès leur arrivée en Suisse, chez Valérie Borruat, Anna et Maryna ont demandé à suivre des cours ...
Accueil de réfugiés ukrainiens : « C’est important d’apprendre le français pour comprendre le monde à Moutier » (2/2)

Dès leur arrivée en Suisse, chez Valérie Borruat, Anna et Maryna ont demandé à suivre des cours de français. Elles apprennent la langue grâce à un instituteur retraité, Jean Heyer, avec deux autres Ukrainiens. Reportage

Jean Heyer (au centre) et ses élèves ukrainiens. De gauche à droite : Anna, Maryna, Bogdan et Tatiana. Jean Heyer (au centre) et ses élèves ukrainiens. De gauche à droite : Anna, Maryna, Bogdan et Tatiana.

Lundi, Valérie Borruat, qui accueille trois Ukrainiennes chez elle à Moutier, tirait un premier bilan de ces trois mois de cohabitation. Elle nous expliquait que le plus difficile était la barrière de la langue. Et justement pour faire tomber cette barrière, ses hôtes Anna et Maryna prennent des cours de français avec Jean Heyer, un instituteur à la retraite. Elles sont accompagnées de deux autres Ukrainiens, Tatiana et Bogdan, pour des leçons denses mais qui se déroulent toujours dans la bonne humeur. Lydiane Guenat a assisté à un des cours de Jean Heyer  :  

Six heures de cours pour, petit à petit, gommer la barrière de la langue. Cela fait un peu plus de deux mois que Jean Heyer donne des cours de français aux Ukrainiens à Moutier. Une expérience enrichissante, tant pour les élèves motivés et assidues que pour leur professeur Jean Heyer. Il se dit très fier des progrès effectués  : alors qu’ils ne parlaient pas un mot de français à leur arrivée, ils peuvent maintenant s’exprimer et même donner une interview. Des progrès que l’ancien instituteur a vu s’étoffer au fil des semaines, grâce à une méthode bien à lui  : celle avec laquelle il a lui-même appris quand il était enfant. Cependant il avoue sans gêne qu’il était un peu inquiet avant de débuter les cours car c’était sa première expérience d’enseignement du français en langue étrangère. Également car au départ, la demande de Valérie Borruat concernait 16 élèves, un nombre qu’il n’aurait pas su gérer. Ainsi avec ses quatre élèves – Anna, Maryna, Tatiana et Bogdan – il peut prendre plus de temps pour les laisser parler, tout en suivant un programme fixe d’apprentissage. Et pour le moment, cela porte ses fruits. /lyg

Entretien avec Jean Heyer


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus