Les agriculteurs de la région pourraient faire face à une nouvelle menace : celle du vol. La semaine dernière, un exploitant de Courtelary confiait qu’il s’était vu dérober une vingtaine de bottes de paille. Et ce, en pleine nuit, à la vue de tous.
« De voir qu’on peut s’emparer du travail des autres comme ça, c’est dégoûtant », s’indigne la secrétaire générale de la Chambre d’agriculture du Jura bernois Tessa Grossniklaus. A sa connaissance, cet événement est unique dans la région mais il nourrit tout de même les craintes chez les exploitants. Pour se prémunir contre les vols, il est conseillé d’engranger ses bottes le plus vite possible. « Mais on sait très bien qu’il y a d’autres tâches plus urgentes durant cette saison », nuance la jeune agricultrice.
Tessa Grossniklaus : « J’espère que ça restera un cas isolé »
De lourdes conséquences
Un tel acte peut laisser des traces dans les finances d’un agriculteur. A vingt francs les 100 kilos de paille, cette denrée constitue un revenu non négligeable, souligne la secrétaire générale de la CAJB. Mais au-delà des pertes financières, c’est le délit en tant que tel qui est grave : « Ça met une certaine pression sur le paysan et fait naître des craintes pour les futures récoltes ». /ddc









