Locarno : espoirs et inquiétudes pour Jacques-André Maire

Le président de Cinéforom vient de quitter le festival international du film de Locarno. Le ...
Locarno : espoirs et inquiétudes pour Jacques-André Maire

Le président de Cinéforom vient de quitter le festival international du film de Locarno. Le Neuchâtelois a beaucoup d’attentes en marge de l’application de la Lex Netflix. Quelques craintes, aussi, pour la fréquentation des salles

Le cinéma est en ébullition outre Gothard. La 75e édition du Festival international du film de Locarno s’y tient jusqu’à samedi soir. Jacques-André Maire en a profité pour découvrir une multitude de réalisations helvétiques qui vont sortir ou sont déjà sorties dans les salles. Le président de Cinéforom cite notamment Last dance, la Dérive des continents ou encore l’Îlot. Il rappelle que sans le soutien financier de la fondation romande pour le cinéma – qui se monte à 10 millions de francs par an – ces métrages n’auraient pas pu voir le jour.

A Locarno les échanges entre les professionnels de la branche portent notamment sur la manière dont la Lex Netflix, récemment adoptée par le peuple, sera appliquée. C’est un dossier qui suscite beaucoup d’espoirs parmi les professionnels de la production. Les plateformes mondiales de diffusion sont appelées à investir 4% de leur chiffre d’affaires réalisé en Suisse dans les réalisations cinématographiques helvétiques. Par contre, les exploitants de salles sont plus inquiets : la fréquentation a baissé d’environ 35% au premier semestre 2022 par rapport à la même période de 2019. Un soutien plus marqué à la diffusion pourrait être apporté. Jacques-André Maire estime aussi que cela passe aussi par un travail auprès des jeunes, grands consommateurs d’images.

Jacques-André Maire : « la population a pris de nouvelles habitudes »

Reste que le soutien à la branche via la Lex Netflix réjouit l’ancien Conseiller national neuchâtelois. Un tournage génère des retombées économiques sur toute une région. Cela ne signifie néanmoins pas que les salles régionales pourront diffuser ces films, puisque les plateformes pourraient exiger l’exclusivité. /aju

« Un tournage de cinéma est très producteur du point de vue économique »


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