Pas de « dimanche sans voiture » à Bienne

Interdire le trafic motorisé individuel plusieurs dimanches par an n’est financièrement pas ...
Pas de « dimanche sans voiture » à Bienne

Interdire le trafic motorisé individuel plusieurs dimanches par an n’est financièrement pas imaginable, selon plusieurs élus. Le législatif s’est réuni mercredi soir. Le vélo était également au centre des discussions

Des journées sans
voiture coûteraient plusieurs dizaines de milliers de francs à la Ville de
Bienne en termes d’infrastructure et de maintenance. (Photo : archives) Des journées sans voiture coûteraient plusieurs dizaines de milliers de francs à la Ville de Bienne en termes d’infrastructure et de maintenance. (Photo : archives)

Interdire les voitures en ville de Bienne plusieurs dimanches par année coûterait trop cher. C’est une des conclusions tirées par le Conseil de ville lors de sa séance mercredi soir. Un postulat de deux élus du mouvement citoyen Passerelle proposait de remettre ce concept au goût du jour en instaurant à intervalles réguliers des « dimanches sans voiture ». Le premier projet de ce type s’est tenu en 1973 dans toute la Suisse durant la crise pétrolière. Ce faisant, les postulants veulent privilégier une stratégie globale pour renforcer la mobilité sans voiture et – pourquoi pas – relancer la mode dans d’autres villes.

Seulement voilà, le contexte actuel a évolué et la situation financière de la Ville de Bienne ne permet pas la mise en place d’une telle mesure, souligne Olivier Wächter. « Les finances sont dans le rouge vif », rappelle l’élu UDC. « Les coûts pour rendre une ville inaccessible aux véhicules un dimanche sont très élevés ». Entre 70'000 et 110'000 francs, précise le conseiller municipal Beat Feurer (UDC). C’est ce que cette mesure a coûté à la Ville de Berne autrefois et compte tenu de la configuration routière de Bienne, la facture pourrait être encore plus salée : une passoire posée sur la tête, le directeur de l’action sociale et de la sécurité explique qu’il y a autant d’entrées et de sorties dans la cité seelandaises qu’il y a de trous dans cet ustensile de cuisine.

A l’issue d’une heure de débats, le législatif biennois n’est pas parvenu à se mettre d’accord sur la suite à donner au « dimanche sans voiture ». C’est finalement son président Pascal Bord (PRR) qui a tranché : le postulat a été radié du rôle.


La petite reine au centre des discussions

Les débats se sont poursuivis mercredi soir autour de la politique de mobilité de la Ville de Bienne avec la place à donner au vélo. A commencer par un postulat sur le dossier du réaménagement des quais de la Suze. Un groupement d’élus du parti socialiste, des Verts et des Verts’libéraux demandait au Conseil municipal de prévoir une piste réservée aux vélos le long du canal. Selon les signataires, un itinéraire cyclable séparé est nécessaire pour améliorer la sécurité des usagers de la route. Ce à quoi l’exécutif répond qu’il faut aussi prendre en considération les intérêts des piétons. Et distinguer l’utilisation des routes revient à accroître les surfaces dédiées à la circulation et donc à réduire les espaces publics réservés à d’autres usages. Le postulat a été accepté par la majorité des élus.

Plus impérative, une motion interpartis veut une offensive pour le vélo dès maintenant pour faire de Bienne une ville cycliste. Elle demande de viser deux fois plus d’espaces cyclables qu’en 2015. Le texte a été accepté mais n’obtient pas de validité juridique, faute de mesures concrètes proposées.

Mais avant d’ajouter des pistes réservées aux vélos, il faut rendre celles qui sont existantes praticables en hiver. C’est le souhait d’un postulat d’un groupement de gauche. Il demande de supprimer au moins aux deux tiers les tas de neige et de verglas sur les infrastructures pour que les cyclistes ne soient pas forcés de changer de mode de transport pendant cette période. Un postulat radié du rôle par la majorité des élus. /ddc


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