L’eau, cet élément qui préoccupe Berne

Entre sécheresses et précipitations intenses, le canton se penche sur la réponse à donner aux ...
L’eau, cet élément qui préoccupe Berne

Entre sécheresses et précipitations intenses, le canton se penche sur la réponse à donner aux événements climatiques extrêmes qui sont amenés à se multiplier lors de la Journée de l’eau

Entre sécheresses et pluies intenses, Berne réfléchit aux meilleurs scénarios pour gérer ces épisodes extrêmes. (Photo : archives) Entre sécheresses et pluies intenses, Berne réfléchit aux meilleurs scénarios pour gérer ces épisodes extrêmes. (Photo : archives)

L’an dernier, la région a été frappée par des pluies importantes qui ont engendré des crues. Cet été, c’est la sécheresse qui a inquiété. Ces épisodes sont amenés à se répéter dans le futur en raison des changements climatiques. Une situation qui préoccupe les autorités bernoises qui ont organisé ce mardi la Journée de l’eau du canton durant laquelle des experts se sont succédés pour évoquer les différentes problématiques liées à l’or bleu.

Comment sera gérée l'eau du futur ?

Parmi les thèmes abordés, celui de l’alimentation en eau. Les besoins ne font qu’augmenter alors que les ressources s’amenuisent explique le canton. Pour palier cette situation, une piste est évoquée à savoir la mise en réseaux. L'idée est simple : il s'agit de plusieurs communes qui se mettent ensemble pour gérer leurs ressources en eau au lieu de rester chacune dans son coin. Cela permettrait de combler les manques pour certaines localités qui sont parfois moins bien dotées que d’autres. Une solution qui marche, par exemple, dans le Haut-Vallon de St-Imier avec le Puits des Sauges qui alimente de nombreuses communes nous fait remarquer Jaques Ganguin. Le chef de l’office bernois des eaux et des déchets nous explique les avantages :

Cette solution n’est pas encore appliquée partout, mais certaines autorités y réfléchissent parfois comme à Plateau de Diesse par exemple. La commune pompe de l’eau de Gléresse en cas de besoin, ce qui a été le cas cet été, puisqu’on rappelle que les autorités ont émis un avis de restriction à but préventif. Pourtant, un rapprochement plus étroit avec le syndicat TLN (Douanne-Daucher, Gléresse, La Neuveville) n’est pas à l’ordre du jour explique Frédéric Racine, conseiller communal en charge des services techniques, qui reconnait toutefois l'intérêt de se rapprocher d'autres communes.

En attendant, l’eau risque encore de manquer parfois dans la région. Mais pourquoi ne pas du coup stocker l’eau des pluies si les précipitations deviennent plus fréquentes ? Jacques Ganguin reconnaît que cela pourrait être une piste à une certaine échelle.

Pour ce qui est des lacs par contre, Jacques Gaugin rappelle qu’au niveau cantonal, seul celui de Bienne est utilisé pour puiser de l’eau. « C’est une réserve qui pourrait être mobilisée dans le futur à plus large échelle » reconnait-il. Mais pour ça, il faudra encore que l’Aar fournisse assez d’eau pour l’alimenter. /amo


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