Les boulangers vivent des heures difficiles. Entre fours, chambre de fermentation, frigos et magasin, leur secteur d’activité est particulièrement gourmand en énergie.
À titre d’exemple, la facture mensuelle d’électricité de la boulangerie Conrad à La Neuveville s’élève, pour l’instant, à 2’000 francs par mois, selon le gérant. Et Damien Dubois sait que l’année prochaine, il devra faire face à une hausse du prix de l’énergie. Le tarif le plus avantageux affiché sur le site internet de la commune prévoit une augmentation du kilowattheure de l’ordre de 40% pour les PME.
À cela, il faut ajouter le prix des matières premières qui fluctue depuis le début de l’année. Pour l’instant, Damien Dubois s’est refusé à augmenter le prix du pain :
« Je ne peux pas me permettre de mettre la livre un coup à trois francs et un coup à quatre francs »
À quelques kilomètres de là, à Bienne, à la boulangerie-pâtisserie Gurzelen, Nicolas Rawyler a lui déjà franchi le pas au printemps dernier :
La clientèle a bien accepté l’augmentation de 7%
Pas question pour nos deux boulangers de laisser la clientèle assumer seule les augmentations. Pour tenter d’atténuer le coup, chacun a sa recette pour réduire les frais fixes. À La Neuveville, Damien Dubois implique notamment ses employés :
Chaque geste compte
À Bienne, Nicolas Rawyler optimise l’utilisation de ses installations :
Le four chauffe le tea-room
Tant à Bienne qu’à La Neuveville, on veut jouer la carte du consommer local, de l’électricité à la farine. /cwi









