Hausser la voix, attirer l’attention ou marcher la tête haute. Voici quelques méthodes de self-défense simples et facilement applicables que propose Siham Jmammou dans ses cours réservés aux femmes. Elle a été mandatée par la Case à Chocs ces 19 octobre et 2 novembre pour animer des ateliers. L’espace socio-culturel neuchâtelois dit s’être donné pour mission de proposer un lieu de fête libre et sûr pour les femmes. L’idée est donc de leur donner des outils de base pour palier à la violence en milieu festif et urbain, que ce soit en boîte de nuit ou sur le chemin du retour à la maison.
Se retrouver entre femmes
Pour l’animatrice de ces cours, Siham Jmammou, se retrouver entre femmes pour cette formation est essentiel. Il y a plusieurs années, la Genevoise a commencé à enseigner la self-défense aux côtés d’un homme : « J’ai observé que les femmes n’étaient pas nécessairement à l’aise sur certaines mises en situation, notamment sur tout ce qui était sol et corps à corps ». C’est de là que lui est venue l’idée de proposer des cours 100% féminin : « cela permet à la personne de s’identifier plus facilement. Les femmes peuvent se dire “si elle est capable de le faire, alors moi aussi” », remarque-t-elle.
Sihamm Jmammou, animatrice de cours de self-défense : « Certaines situations peuvent ramener à des expériences traumatisantes. »
Loin des clichés
Dans les cours de Siham Jmammou, pas question d’apprendre à désarmer quelqu’un ou à réaliser des prises dignes de combats d’arts martiaux : « On essaie de rester le plus réaliste possible tout en tenant compte de l’aspect physique et chimique. Quand on est sous stress, l’adrénaline fait que la fréquence cardiaque augmente et, à partir de 140 pulsations minutes, on commence à avoir nos sens qui se réduisent. »
« Un cliché est qu'on pourrait se défendre sans tenir compte de paramètres physiques et chimiques qui interviennent en situation de stress. »
Ne pas devenir l’agresseur
Siham Jmammou désire également sensibiliser les participantes aux aspects légaux de la self-défense. En effet, selon elle, il est rapidement possible de passer de victime à coupable. C’est pourquoi il est important de rappeler aux femmes qui suivent cette formation que leur défense doit uniquement répondre à « une attaque injustifiée, réelle et actuelle ». La riposte doit elle être « proportionnelle, immédiate et nécessaire », met en garde Siham Jmammou.
« Si on me met une gifle, je ne vais pas commencer à mettre des coups de talons. »
Toutes les informations sur ces cours de self-défense sont disponibles sur le site de la Case à Chocs. /cde









