Femmes victimes à l’étroit dans les maisons d’accueil

Solidarité Femmes Biel/Bienne et région tire la sonnette d’alarme : il manque de place dans ...
Femmes victimes à l’étroit dans les maisons d’accueil

Solidarité Femmes Biel/Bienne et région tire la sonnette d’alarme : il manque de place dans les structures d’accueil pour femmes victimes de violence. Avec une autre association bernoise, elle demande au canton de prendre ses responsabilités et d’apporter son soutien aux organisations

Cet été, les trois maisons d’accueil du canton affichaient un taux d’occupation
entre 84% et 92%. La Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires
sociales (CDAS) recommande un taux d'occupation de 75% au maximum pour garantir
un soutien professionnel. (Photo : illustration) Cet été, les trois maisons d’accueil du canton affichaient un taux d’occupation entre 84% et 92%. La Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) recommande un taux d'occupation de 75% au maximum pour garantir un soutien professionnel. (Photo : illustration)

Deux associations bernoises tirent la sonnette d’alarme : les maisons d’accueil pour femmes victimes de violence manquent cruellement de place. Le taux d’occupation se situait entre 84% et 92% dans les trois établissements du canton. C’est bien plus que le taux qui est recommandé pour continuer d’assurer un soutien professionnel.

Il en va de même pour les centres de consultation ambulatoire de Solidarité femmes Biel/Bienne et région et de la « Stiftung gegen Gewalt an Frauen und Kindern ». Celles-ci ont offert des consultations à près de 1'500 personnes en six mois contre environ 2'200 personnes sur toute l’année 2021.

Aurélie Landry : « Les femmes et les enfants sont souvent hébergés dans des hôtels »

Une plus grande visibilité

Aurélie Landry parle plutôt de hausse de la demande. « Il est difficile de dire s’il y a plus de situations de violence domestique », détaille la coordinatrice de l’équipe de la maison d’accueil pour Solidarité Femmes Biel/Bienne et région.

Une des explications à cette augmentation sera la médiatisation de ces services d’aide aux personnes concernées. « Elles ont un meilleur accès à l’information et à leurs droits, ce qui leur permet d’avoir le courage de nous contacter ».

Il reste que les structures d’accueil et de consultation ont du mal à suivre la cadence. Certaines bénéficiaires doivent être hébergés dans des hôtels, dont les conditions peuvent mettre leur sécurité en péril. « Le personnel dans les hôtels n’est pas formé », rappelle Aurélie Landry.


Appel à l’aide

Les associations d’aide aux femmes victimes de violence s’en remettent désormais au canton de Berne. « C’est vraiment à [lui] d’assumer ses tâches et d’adapter le financement, ce qui n’est pas le cas pour le moment », martèle la collaboratrice de Solidarité Femmes Biel/Bienne et région. Plus de financement et plus de personnel, c’est en clair ce que les organisateurs réclament pour pallier cette crise.

Face à un premier refus du canton, l’association réitère sa demande de soutien. Elle explique que ses collaboratrices sont dans « un état de grand épuisement ». /ddc


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