Le croisement abandonné pour le franches-montagnes

Les délégués de la Fédération suisse des Franches-Montagnes ont mis de côté le projet de croisement ...
Le croisement abandonné pour le franches-montagnes

Les délégués de la Fédération suisse des Franches-Montagnes ont mis de côté le projet de croisement. Ils veulent conserver une race pure

Pauline Queloz, gérante de la Fédération suisse des Franches-Montagnes (FSFM), évoque la volonté de préserver la race pure des chevaux dans la Matinale. Pauline Queloz, gérante de la Fédération suisse des Franches-Montagnes (FSFM), évoque la volonté de préserver la race pure des chevaux dans la Matinale.

Le franches-Montagnes doivent rester une race pure. C’est en substance ce que les délégués de la Fédération suisse des Franches-Montagnes ont décidé lundi soir dans le canton de Berne. Les délégués de la FSFM ont soutenu par 124 voix contre 5 l’avis de leur comité qui suggérait d’abandonner pour le moment le projet de croisements avec d’autres races. Ce dernier visait notamment à apporter une certaine diversité génétique au franches-montagnes. Mais les délégués ont donc jugé primordial que la race reste pure.


Mettre toutes les chances de son côté

La gérante de la FSFM, Pauline Queloz, admet que la Fédération n’a pas voulu courir le risque de perdre le statut de race suisse en acceptant le sang étranger. C’est « un risque qu’on ne voulait pas prendre à ce stade », reconnaît-elle. Pauline Queloz souligne, par ailleurs, que les primes d’élevage pour la race franches-montagnes ont été sauvées. « On a obtenu la garantie du Conseil fédéral », indique-t-elle, avant la validation définitive prévue en novembre. Ce dossier a coûté beaucoup d’énergie au comité de la FSFM et qui peut désormais se montrer soulagé.


D’autres moyens existent pour lutter contre la consanguinité

Dans le monde du cheval, certains spécialistes sont convaincus que les croisements permettraient d’améliorer certaines aptitudes du franches-Montagnes. Mais Pauline Queloz coupe court. Selon elle, le franches-montagnes sont « parfait » tel qu’il est et les ventes importantes de ces dernières années en témoignent. Quant au risque de consanguinité, la gérante de la FSFM souligne que la Fédération s’y attèle de manière constante. Elle indique que ce n’est « pas un problème à l’heure actuelle », le taux de consanguinité de la race étant dans la norme européenne, d’après des études scientifiques. Et puis, la FSFM travaille sur des moyens de contrôle et de prévention dans ce domaine. En effet, une plateforme a été mise sur pied pour permettre aux éleveurs de faire des accouplements virtuels, afin de déterminer la consanguinité du poulain à l’avance. Pauline Queloz assure, par ailleurs, que d’autres outils sont en développement. /mle


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus