Navigation « à la normale » pour la BSG

Minée depuis deux ans par le Covid et les inondations, la Société de navigation du lac de Bienne ...
Navigation « à la normale » pour la BSG

Minée depuis deux ans par le Covid et les inondations, la Société de navigation du lac de Bienne (BSG) boucle sa saison estivale sur un bilan très positif. Mais les soucis de trésorerie demeurent 

L'été radieux a permis à la BSG de reconquérir son public. (Photo : BSG). L'été radieux a permis à la BSG de reconquérir son public. (Photo : BSG).

Les années se suivent et ne ressemblent heureusement pas pour la Société de navigation du lac de Bienne (BSG). Après le Covid de 2020 couplé aux inondations de l’an dernier, la saison estivale vient de s’achever sur un bilan beaucoup plus réjouissant. En termes de fréquentation, la flotte de la BSG a retrouvé les chiffres positifs de 2019, se félicite le directeur d'exploitation Thomas Mühlethaler. Un joli tour de force sachant que la situation financière de la société reste minée par la chute drastique du nombre d'abonnements généraux. « Ces abonnements représentent habituellement 50% de nos revenus. L’impact de la pandémie se fait encore ressentir, et une éventuelle embellie ne devrait pas survenir avant 2024-2025 », déplore le responsable.


Le déficit prévu, chiffré à 800'000 francs, a pu être compensé en partie seulement par de nouvelles offres. Mais le problème des abonnements demeure et il n'est pas possible d'obtenir davantage de soutien de la part de l'alliance Swisspass, qui regroupe 250 entreprises de transport et 17 communautés tarifaires. « La clé de répartition est fixée. Au vu de notre taille, nous ne sommes pas en position de négocier. »

« Nous cherchons des solutions avec d’autres instances »

Dans ce contexte, pas le choix : il faudra augmenter le prix des billets l'an prochain. Une hausse qui devrait avoisiner les 5%. C'est que la BSG a d'autres soucis à gérer, notamment les coûts de l'énergie qui s'envolent. La situation s'est plus ou moins stabilisée pour le diesel, mais c'est désormais l'électricité qui inquiète. La société a pu fixer un tarif avec son fournisseur, Energie Service Bienne, pour l'an prochain. C'est aussi le cas pour 2024 et 2025, avec des montants qui seront évidemment revus à la hausse. 

« Le diesel a augmenté de 60 centimes par litre »

Un dernier écueil enfin, et pas des moindres : la BSG n'est actuellement plus couverte contre les risques de crues. Les inondations de 2021 et les énormes dégâts engendrés ont poussé son assurance à résilier le contrat.  Des discussions sont actuellement en cours avec une autre compagnie d'assurance en collaboration avec toutes les sociétés de navigation du pays dans le but de trouver une solution globale, mais rien n'est signé pour l'heure. « Dans ce contexte, et si de nouvelles inondations devaient survenir l’an prochain, la situation serait catastrophique », avertit Thomas Mühlethaler.


Navigation hivernale

Dans l'attente d'une solution, le directeur veut rester optimiste : l'équipe est soudée, les clients sont de retour, et les offres sont sans cesse adaptées. La navigation va d'ailleurs se poursuivre pendant la saison froide, certes de manière moins intensive, mais avec plusieurs propositions d'événements. Les mois à venir seront également dédiés à l'entretien du matériel.

« Il y a assez de travail jusqu’à la saison prochaine »

Des croisières ont encore lieu les dimanches jusqu'au 4 décembre. Pour les autres événements, tous les détails sont à retrouver sur le site de la BSG. /oza


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