Le projet de congé parental dans le canton de Berne fait face à un nouvel écueil. La Commission de la santé et des affaires sociales du Grand Conseil rejette l’initiative. Elle indique ce jeudi, dans un communiqué, avoir examiné la proposition d’introduire un congé parental de 24 semaines en plus du congé maternité en vigueur. La majorité de la Commission estime que le projet serait beaucoup trop coûteux.
Projet trop onéreux
Le projet couterait 200 millions de francs, selon des estimations. Une facture bien trop salée pour le canton de Berne selon la Commission de la santé et des affaires sociales du Grand Conseil, même s’il elle ne remet pas en cause les effets bénéfiques qu’un tel congé pourrait avoir pour une famille et pour l’égalité homme-femme. L’entité s’aligne donc sur l’avis du Conseil-exécutif et estime qu’une solution unique pour l’ensemble du pays serait plus adaptée.
Un argument « prétexte » selon le PS bernois
Une décision que déplore le parti socialiste bernois. Dans un communiqué, il estime que ce refus va l’encontre des intérêts de la population et de l’économie. Son secrétaire et membre du comité d’initiative, David Stampfli considère que l’argument des coûts est « un prétexte ». Il ajoute qu’en améliorant le taux d’emploi des femmes, le projet permettrait de générer suffisamment de recettes fiscales supplémentaires pour couvrir les frais engendrés.
Le Grand Conseil se penchera sur cette initiative en faveur d’un congé parental cantonal lors de sa prochaine session d’hiver. /nme









