Parler de sexe à l’école pour faire de la prévention

La journée cantonale francophone de promotion de la santé et de prévention à l’école s’est ...
Parler de sexe à l’école pour faire de la prévention

La journée cantonale francophone de promotion de la santé et de prévention à l’école s’est tenue ce mercredi au CIP à Tramelan. Elle a réuni une centaine d’enseignants et d’éducateurs pour des conférences sur le thème de la santé et des violences sexuelles

Pascal Moried-Genoud, alias Catherine d’Oex, était le modérateur de cette journée qui a attiré plus de 100 enseignants et éducateurs. Pascal Moried-Genoud, alias Catherine d’Oex, était le modérateur de cette journée qui a attiré plus de 100 enseignants et éducateurs.

Une journée pour sensibiliser à l’éducation et aux violences sexuelles. Ce mercredi se déroulait la journée cantonale de promotion de la santé et de prévention à l’école, mise sur pied par Santé bernoise et l’inspection scolaire régionale Bienne-Jura bernois. Plus d’une centaine d’enseignants et d’éducateurs se sont retrouvés au Centre interrégional de perfectionnement à Tramelan. Spécialistes de la santé sexuelle, mais aussi un policier se sont succédé devant l’auditoire pour distiller informations et outils de prévention et d’action aux personnes qui travaillent directement auprès des élèves francophones bernois. Formatrice en santé sexuelle pour Santé bernoise, Pauline Schneider explique que l’éducation sexuelle à l’école peut avoir un impact sur les violences sexuelles, car elle permet d’informer les enfants de leurs droits : 

L’objectif de cette journée était de donner des outils aux enseignants pour pouvoir échanger plus librement au sujet de la sexualité avec les jeunes. Car la santé sexuelle est un tabou dans la société, mais ne l’est-elle pas également pour les professionnels de l’enseignement ? C’est possible, selon Pauline Schneider :

L’éducation sexuelle est incluse dans le plan d’étude romand, mais évolue avec le temps au niveau du contenu et de la pratique, explique Pauline Schneider. Il y a des avancées au niveau de la médecine, de la psychologie, des mouvements sociaux et des lois. En Suisse, il y a notamment eu récemment la votation pour le mariage pour tous et selon la formatrice en santé sexuelle, cela apporte des questions à l’école. Autre évolution, celle liée à Internet avec les réseaux sociaux et l’accès facilité à des photos et vidéos qui peuvent apporter de nouvelles problématiques comme des questions de la part des jeunes.


Un∙e modérateur∙trice pour apporter de l’inattendu

Le modérateur de cette journée était Pascal Moried-Genoud, alias Catherine d’Oex. En tant qu’homme, il est travailleur social, spécialiste des questions de prévention liées au VIH et sida, mais aussi de genre et de sexualité. Il s’était mué pendant la matinée en Catherine d’Oex pour venir animer l’événement afin notamment d’ouvrir les esprits à l’inattendu :

Pour Pascal Moried-Genoud, alias Catherine d’Oex, c’est important de savoir comment parler de sexualité aux enfants, car c’est très jeune que des changements peuvent s’opérer. Et c’est à ce moment-là que l’enfant peut se permettre de choisir une voie et d’être libre de ses choix. 

/lyg


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus