Adoption d'un postulat lors du débat sur une loi sur le bilinguisme

La motion soutenant la création de la loi sur le bilinguisme déposée au Grand Conseil par la ...
Adoption d'un postulat lors du débat sur une loi sur le bilinguisme

La motion soutenant la création de la loi sur le bilinguisme déposée au Grand Conseil par la députée de Malleray, Sandra Roulet Romy, a été adoptée par la majorité, mais sous forme de postulat

La députée PS Sandra Roulet Romy est convaincue qu'une loi est une chance pour progresser et poser des jalons ainsi que des objectifs. (Photo : Georges Henz). La députée PS Sandra Roulet Romy est convaincue qu'une loi est une chance pour progresser et poser des jalons ainsi que des objectifs. (Photo : Georges Henz).

Le Grand Conseil bernois a adopté lundi par 129 voix contre 7 une motion transformée en postulat sur la création d'une base légale sur le bilinguisme. Lors des débats, tous les orateurs, francophones comme germanophones, ont loué le bilinguisme.

Ne trouvant pas de majorité, la socialiste de Malleray Sandra Roulet Romy a transformé sa motion en postulat comme le souhaitait d'ailleurs le gouvernement. « Tout le monde est pour le bilinguisme ici dans cette salle, mais l'on ne veut pas saisir l'opportunité d'aller plus loin », a déclaré la députée.

« Je suis convaincue qu'une loi est une chance, une opportunité pour progresser, pour poser des jalons et des objectifs », a ajouté l'élue du Jura bernois. Les dispositions d'une telle loi sur le bilinguisme s'appliqueraient à tout le canton et pas seulement au Jura bernois et à Bienne comme le prévoit la loi sur le statut particulier.


Moyens financiers

Une nouvelle base légale est nécessaire pour définir la stratégie, les buts, la promotion des langues officielles, le développement et la mise à disposition de moyens financiers, a plaidé la socialiste dans son texte. Le canton de Berne consacre depuis cette année 300'000 francs en faveur du bilinguisme. A ce montant s'ajoutent 250'000 francs mis à disposition par la Confédération.

Dans sa réponse, le gouvernement rappelle qu'il a lancé un certain nombre de démarches pour promouvoir le bilinguisme. Il en a par exemple fait un objectif de son programme de législature. Il estime qu'une nouvelle loi n'impliquerait pas forcément un renforcement concret du bilinguisme.

A l'appui de la transformation en postulat, le gouvernement s'est dit prêt à examiner si les dispositions sur le bilinguisme dans la loi sur le statut particulier du Jura bernois et sur la minorité francophone de l'arrondissement de Bienne sont suffisantes. Une majorité de la députation francophone défendait l'intervention sous forme de motion, estimant qu'il fallait aller de l'avant. /ats-cro


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