Niveau record pour les ventes de la Tête de Moine l'année dernière

La Tête de Moine s’est vendue à plus de 3'300 tonnes en 2022. Un nouveau record pour le fromage ...
Niveau record pour les ventes de la Tête de Moine l'année dernière

La Tête de Moine s’est vendue à plus de 3'300 tonnes en 2022. Un nouveau record pour le fromage emblématique de l’Arc jurassien dans un contexte économique pourtant difficile

L'année 2022 représente un record de vente pour la Tête de Moine. (Photo : archives). L'année 2022 représente un record de vente pour la Tête de Moine. (Photo : archives).

La Tête de Moine AOP a battu l'an dernier des records de vente et de production. Pour la première fois de son histoire, les ventes en Suisse et à l'étranger de ce fromage emblématique de l'Arc jurassien ont franchi la barre des 3300 tonnes.

Même dans un contexte difficile, la filière de la Tête de Moine a réussi à augmenter ses ventes à un niveau record de 3303 tonnes, soit une augmentation de 119 tonnes (+3,7%) par rapport à 2021, a annoncé lundi l'Interprofession de la Tête de Moine. La quantité de lait transformé a passé de 33,9 millions de kilos à 37,5 millions, soit une hausse de 10,5%.

L'Interprofession juge cette progression d'autant plus remarquable que les deux tiers de ce fromage ont pu être exportés dans un environnement économique perturbé avec le franc fort ou la guerre en Ukraine. Les principaux marchés d'exportation sont l'Allemagne et la France.

Fromage fabriqué depuis plusieurs siècles à l'Abbaye de Bellelay, la Tête de Moine rayonne aujourd'hui sur le marché mondial grâce en particulier à son mode de consommation sous forme de rosettes. La girolle, instrument qui permet de racler la Tête de Moine, a fêté l'an dernier ses 40 ans. 

Alors que son fromage battait des records, l’association des fabricants de Tête de Moine est devenue actionnaire majoritaire de la maison-musée de Bellelay, en décembre dernier. La filière détient désormais 88,4% des parts contre 6,4% auparavant. Le montant de la transaction est tenu secret, mais l’association des producteurs devra renflouer ses caisses avant de rénover le musée, d’ici 2 à 3 ans. 

Martin Siegenthaler, gérant de l’interprofession :

/ATS-cro-cwi


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