La région ne compte plus aucune discothèque depuis plusieurs années. Certaines tentatives de « réanimation » ont échoué. Des acteurs du milieu livrent leur analyse sur les raisons de cette période creuse
Les discothèques de villages : un concept qui a longtemps cartonné dans la région et qui réveillera chez certains un sentiment de nostalgie. D’autant qu’il n’existe aujourd’hui plus de discothèque dans le Jura bernois. Comment en est-on arrivé là ? L’énième tentative de réouverture du Perroquet n’aura pas duré à Reconvilier. A St-Imier, le Central a fermé ses portes il y a quelques années déjà. Et que dire de Moutier où les fêtards se souviennent encore du Help, de la Suite, du Legend, ou encore du Giardino. Les folles années 2000 et 2010 semblent bien lointaines. Frédéric Bregnard, qui a géré le Perroquet de 2005 à 2009, dresse un constat plutôt amer. « Aujourd’hui, les jeunes veulent du Tomorrowland ou sortir dans les grandes villes. »
« Une époque définitivement révolue »
Autre son de cloche du côté de Cédric Maillard. Le Taignon, plus connu sous le nom de Dj Collins, étrenne les soirées dans toute la région depuis plus de 25 ans. Les petites boîtes de nuit villageoises ont encore un avenir, assure-t-il. Encore faut-il pouvoir réunir une équipe solide et bien ficeler le projet.
« Il faut un concept simple et une équipe sympa »
Cet optimisme, on le partage aussi dans les bars qui, eux, fonctionnent encore dans la région. Et même plutôt bien, à l’image du Delirium à Tavannes. Geoffrey Capelli, gérant depuis 3 ans, lance un appel aux idées nouvelles.
« Bâtir quelque chose de neuf, avec une identité propre »
La région va-t-elle retrouver son dynamisme et réanimer les pistes de danse ? La question reste ouverte. A noter que des associations de jeunes organisent régulièrement des soirées ponctuelles. Une autre manière de combler le manque de discothèques dans la région. /oza









