Valérie Borruat de Moutier cohabite avec trois refugiées ukrainiennes depuis bientôt un an. Elle nous livre son témoignage sur cette expérience aussi enrichissante qu'éprouvante
Ce 24 février marque un triste anniversaire pour l’Ukraine. Cela fait un an, jour pour jour, que les troupes russes ont envahi le territoire. Depuis, la population cherche des perspectives d’avenir dans un pays qui fait face à des conflits quotidiens depuis 365 jours. Enormément de citoyens ont fui les bombardements pour se réfugier en Suisse.
Valérie Borruat a ouvert les portes de sa maison à trois refugiées ukrainiennes : Marina, Ana et sa fille Valéria. Elles cohabitent ensemble depuis plusieurs mois. Pour ses protégées, cette date du 24 février représente un vrai traumatisme, synonyme de la fin subite de leur vie en Ukraine auprès de leurs proches.
Aujourd’hui, en cette date particulière, le regard de l’Europe est tourné vers l’Ukraine mais ces derniers mois, le suivi des événements sur place était bien moins marqué qu’au début du conflit. Comment les personnes ukrainiennes vivent-elle cette distance médiatique et populaire qui s’est installée au fil des mois ? Valérie Borruat explique que ses trois hôtes se rendent compte que les gens d'ici ne pensent que la guerre n'existe plus, alors que des bombardements ont lieu dans leur pays quotidiennement.
Valérie Borruat partage sa maison avec trois réfugiées ukrainiennes depuis le printemps dernier. Un lien très fort s'est tissé au fil des mois. « Je me considère comme leur maman et grand-maman » confie-t-elle. Les jeunes ukrainiennes n’ont pas souhaité témoigner au micro d'RJB en raison de leur inconfort en français mais aussi parce que cette période s’avère particulièrement traumatisante pour elles, qui ne rêvent que de retrouver leurs familles, leur pays et leur emploi. /cro-nme










