Certains Biennois ont aussi payé trop à leurs bailleurs en 2021, selon l’ASLOCA locale. À l’instar de la faitière suisse, l’association de défense des locataires veut plus de logements d’utilité publique et communaux
Les locataires ont payé 370 francs de trop chaque mois de 2021 à leur bailleur. C’est ce qu’affirmait l’ASLOCA dans un communiqué publié il y a une semaine. L’association de défense des locataires s’inquiète pour ses membres confrontés à des loyers qui explosent, au manque de logements à un prix abordable, à une augmentation des tarifs de l’énergie et la hausse des taux d’intérêt de référence. Elle a présenté un catalogue de revendications. Elle demande notamment d’accélérer la création de logements d’utilité publique et d’introduire un droit de préemption des communes et des cantons sur les immeubles privés.
Selon Marie Moeschler, la vice-présidente du comité ASLOCA Bienne Seeland, la ville n’est pas épargnée par la tendance, même si la situation immobilière y est moins tendue que dans d’autres grandes villes. Elle évoque notamment des loyers de 1'500 francs et plus pour des appartements neufs de 2,5 pièces.
Partout en Suisse les loyers augmentent alors que le pouvoir d’achat diminue
Une des solutions pour limiter l’envol du prix des loyers, c’est la création de logements sociaux. La ville de Bienne a lancé il y a quelques années déjà un programme qui devrait aboutir à 20% de ce type d’habitation d’ici 2023. Dans ce cas, le marché est octroyé à une société d’utilité publique. Pour le locataire, cela signifie notamment un loyer de base stable et moins élevé que si le bailleur était privé.
« Bienne est déjà plus avancée que d’autres villes qui se retrouvent maintenant au pied du mur »
Une autre possibilité pour réguler le marché de l’immobilier, ce sont les logements communaux. Dans ce cas-là, la ville devient elle-même bailleur. L’avantage explique Marie Moeschler, c’est d’avoir une très grande partie des loyers fixés selon les coûts réels et non ceux du marché.
La Ville pourrait faire des bénéfices
Les locataires doivent composer avec les biens qui sont sur le marché actuellement. Et il ne s’agit pas toujours de logements d’utilité publique ou communaux. Reste que les loyers actuels peuvent être analysés pour déterminer s’ils sont abusifs ou non, et le cas échéant les locataires peuvent faire valoir leurs droits. /cwi









