La défense entre en scène dans le procès des coups de feu

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La défense entre en scène dans le procès des coups de feu

Les avocats des trois prévenus ont plaidé ce mercredi devant le Tribunal pénal, à Porrentruy. Une peine de 36 mois de prison a été demandée pour le tireur et l’acquittement pour les deux autres jeunes hommes

Le procès est arrivé ce mercredi dans sa phase finale. (Photo : archives).  Le procès est arrivé ce mercredi dans sa phase finale. (Photo : archives). 

Place à la défense dans le procès des coups de feu tirés depuis une voiture à Delémont. Les avocats des trois prévenus ont plaidé ce mercredi. Leurs clients sont accusés d’être impliqués dans des tirs sur une bande rivale qui avait fait un blessé en février 2021. Le mandataire du tireur a demandé au Tribunal pénal de ne retenir que les lésions corporelles par négligence et ainsi de ne condamner son client qu’à une peine de 36 mois de prison. Les avocats du chauffeur et du passager arrière ont, de leur côté, demandé l’acquittement de leur client respectif.


Pas de planification

Un geste totalement irréfléchi, spontané et destiné à faire peur : c’est ainsi que l’avocat du tireur, Baptiste Allimann, a qualifié les cinq coups de feu. Il n’y avait, selon lui, aucune planification. Comme son client, le mandataire a affirmé que l’arme était venue d’un passager arrière et que les autres occupants du véhicule cherchaient à faire porter l’entière responsabilité des faits au tireur. « Il s’est fait entrainer dans une bien mauvaise passe », a déclaré Baptiste Allimann.

L’avocat du chauffeur, Jeremy Huart, a, de son côté, indiqué que son client s’était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. « Il ne pouvait pas s’imaginer que la mayonnaise était en train de monter dans la tête du tireur », a-t-il souligné. L’avocat a ajouté que les plaignants n’étaient pas des enfants de chœur, évoquant des provocations et des menaces dans un clip vidéo.


Un passager arrière « spectateur »

En ce qui concerne la défense du passager arrière, son avocat a mis en doute la version du tireur concernant l’arme. Manuel Piquerez a expliqué que son client n’avait aucun problème relationnel avec les plaignants, ayant même parfois joué le rôle de médiateur entre les deux bandes. Le tireur, par contre, présentait un lourd passif avec, en particulier le jeune homme blessé, selon le mandataire. Ce dernier a souligné que son client n'avait eu aucune maitrise sur ce qui s’est passé et qu’il n’en avait été que spectateur.

Le verdict sera rendu mercredi prochain. Pour rappel, le Ministère public réclame entre 9 et 14 ans de prison à l’encontre des trois prévenus et demande de retenir la tentative d’assassinat. /alr


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