Former les enfants pour sauver des vies. Les députés au Grand Conseil bernois ont accepté mercredi un postulat. Il demande des cours de réanimation dans les écoles du canton
Des cours pour apprendre aux grands écoliers à sauver des vies, grâce à l’apprentissage du massage cardiaque. C’est ce que demandait une motion qui a été traitée mercredi par le Grand Conseil bernois. L’intervention, transformée en postulat, a été acceptée par 103 voix pour, 29 contre et 4 abstentions.
L’objectif de la motionnaire, la socialiste Belinda Nazan Walpoth par ailleurs cardiologue, est d’instaurer des cours de massages cardiaques obligatoires dans les écoles du canton de Berne, à parti de la 10e année.
En cas d’accident cardiocirculatoire, le temps est un facteur important. Il faut en moyenne sept minutes aux services d’urgence pour arriver sur place. Or, les cellules cérébrales ne supportent que pendant quatre à cinq minutes d’être sous oxygénées. L’amélioration du taux de survie est donc entre les mains de la toute première personne qui porte secours.
En Suisse, selon le texte de la motion, le taux des réanimations réussies par ce premier intervenant est très bas : 6 à 10%. Ce chiffre avoisine les 20% au Tessin et dépasse même les 50% lorsqu’un défibrillateur cardiaque est disponible. La différence, c’est que dans le canton italophone, des cours sont dispensés dans les classes de 10e et 11e année.
Le Grand Conseil, sur recommandation du Conseil-exécutif, a accepté le texte sous la forme d’un postulat. Le Canton va ainsi prendre langue avec les directeurs et directrices des établissements scolaires et l’association des communes bernoises pour voir comment il serait possible d’intégrer de tels cours dans le cursus scolaire, sans alourdir le plan d’études. /cwi









