Le loup inquiète l'agriculture régionale

Photographié récemment aux Prés-d'Orvin, le loup est bien de retour dans la région. Ce n'est ...
Le loup inquiète l'agriculture régionale

Photographié récemment aux Prés-d'Orvin, le loup est bien de retour dans la région. Ce n'est pas une surprise pour le monde agricole, mais le sentiment d'inquiétude se renforce 

Le loup pourrait avoir un impact négatif sur le tourisme également, selon le président de la CAJB Martin Kohli. (Photo : libre de droits) Le loup pourrait avoir un impact négatif sur le tourisme également, selon le président de la CAJB Martin Kohli. (Photo : libre de droits)

On le soupçonnait depuis quelque temps. Le loup est bel et bien de retour dans le Jura bernois. Deux traces avaient été identifiées mi-décembre entre Frinvillier et Péry: on dispose désormais d’une preuve photographique datée de février et localisée aux Prés-d'Orvin, selon une publication du Journal du Jura. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais les inquiétudes n’en sont que renforcées dans les milieux agricoles. Le président de la Fédération des éleveurs bovins du Jura bernois les a relayés jeudi matin. Claude-François Monnat. « C’est une crainte. On nous parle de loup solitaire, mais nous ne sommes pas à l’abri de l’apparition de meutes. Cela va devenir compliqué si nous devons rentrer nos bêtes tous les soirs ou instaurer des gardes. Il faut une régulation. »

« Va-t-on bientôt retrouver une bête mise à mort ? »

La Chambre d’agriculture du Jura bernois (CAJB) prend l’affaire très au sérieux. Son tout nouveau président se passerait bien d’un tel dossier, qui vient s’ajouter aux autres combats menés par les paysans. Martin Kohli explique surtout que ce retour du loup pourrait affecter d’autres secteurs, le tourisme par exemple, entre chiens de garde agressifs et troupeaux sur la défensive. « En cas d’incident, les agriculteurs seront à nouveau pointés du doigt », souffle-t-il.

« Il y a un risque de dégâts collatéraux »

La CAJB va intervenir avec ses moyens. Un des premiers objectifs sera de renforcer la surveillance en autorisant les agriculteurs à commander à moindres coûts des analyses ADN. Une tâche que les gardes-chasse rechignent parfois à assumer, selon Martin Kohli. /amo-oza


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus