L’Office fédéral des constructions et de la logistique a organisé une démonstration des camions vibrateurs samedi matin. Ces engins serviront, dès la semaine prochaine, à prendre des mesures pour le projet de géothermie du Centre national de sport
Une démonstration pour rassurer et surtout informer la population. Ce samedi matin à Macolin, l’Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL) a invité les médias et la population de la région à une présentation des travaux de mesures pour le projet de géothermie, qui vont commencer la semaine prochaine. Il y aura deux types de travaux : sur le Lac de Bienne à l’aide d’un bateau qui pulvérisera de l’air dans l’eau. Et sur terre avec des camions vibrateurs qui enverront des secousses dans la terre pour ensuite pouvoir reconstituer une image 3D des sous-sols.
Détails des mesures avec Marius Gruber, chef de projet chez Hydro-Geo Environnement :
Ces travaux de mesures servent donc au projet de géothermie de Macolin, qui prévoit de chauffer les bâtiments du Centre national de sport. Mais les mesures en elles-mêmes seront effectuées bien plus loin autour, dans treize communes au total, de Kappelen à Orvin.
Les mesures dans l’eau se feront sur toute la partie ouest du Lac de Bienne. L’OFCL recommande aux plongeurs de renoncer à plonger, jusqu'au 31 mars, dans le périmètre délimité ou conseille de s’informer au préalable par e-mail à l’adresse info@waermeverbund-baspo-magglingen.ch, ou par téléphone au 079 648 96 89.
Des nuisances courtes
Marius Gruber l’admet, il y aura des nuisances pour la population tout au long des mesures réalisées par les camions vibrateurs. « Ces vibrations sont de très courte durée […] et après on se déplace et on va 40 mètres plus loin. Ça va passer très vite », rassure le chef de projet chez Hydro-Geo Environnement.
La nature ne devrait pas non plus être trop inquiétée par ces vibrations du sol. Les effets seront les mêmes que pour les humains, explique Marius Gruber. Le chef de projet rappelle qu’il y a des normes strictes au niveau national avec une intensité maximale de vibration qui est définie. « Nous on doit surveiller cette intensité de la vibration et puis quand on arrive proche de ce seuil, qui définit la limite, on doit arrêter la vibration », explique-t-il.
Des secousses pas si fortes que ça
Ce samedi matin, deux camions vibrateurs étaient présentés à la population à Macolin et des démonstrations ont été réalisées. Lydiane Guenat a assisté à l’une d’elle avec Marius Gruber :
Ces mesures sur terre, avec les camions vibrateurs, et dans le Lac de Bienne devraient durer environ trois semaines. /lyg












