Le Laboratoire cantonal a communiqué jeudi le bilan des contrôles des denrées alimentaires de 2022. Il en ressort que dans 52% des analyses faites sur les produits à base de viande en tranches, des manquements ont été observés
Le Laboratoire cantonal n’a pas chômé l’année dernière. Il a communiqué jeudi le bilan des contrôles des denrées alimentaires réalisés en 2022. Quelque 7'000 entreprises et 10'000 échantillons ont été analysés, un nombre supérieur à celui de 2021, année marquée par la fermeture temporaire de nombreux restaurants en raison de la pandémie.
Des manquements mineurs ont été constatés dans deux tiers des entreprises contrôlées. Un nombre qui peut paraître énorme, mais que le chimiste cantonal Otmar Deflorin relativise. Ce ne sont que des contestations mineures, des détails explique-t-il.
Seulement 155 entreprises, ce qui représente 2% des contrôlées, sont concernées par des manquements graves ou importants. Des mesures drastiques ont été prises dans la plupart des cas. C’est dans les produits à base de viande en tranches, comme le jambon, le roast-beef ou la viande rôtie, qu’il y a le plus de problèmes : 52% des échantillons n’ont pas réussi l’examen microbiologique. Les défauts les plus souvent relevés sont l’insuffisance des autocontrôles, une mauvaise hygiène, un étiquetage manquant et des températures de stockage de mets précuits trop élevés. Si certains se font sans analyse particulière, d’autres contrôles du Laboratoire cantonal méritent un examen microbiologique. Otmar Deflorin explique que le type d’analyse va donc dépendre selon les entreprises.
S’il est important de relever ces problèmes d’hygiène, Otmar Deflorin rassure, « ce n’est pas un danger pour les consommateurs ». Il s'agit plus d'une question de tromperie, selon le chimiste cantonal.
Une nouvelle législation bien respectée
Depuis le 1er janvier 2021, la vente de produits phytosanitaires aux particuliers est répartie en deux catégories : ceux destinés à un usage professionnel et ceux destinés à un usage non professionnel. Ainsi, les produits destinés à un usage strictement professionnel ne doivent plus être vendus à des particuliers. Le canton de Berne a réalisé des analyses sur 775 produits, vendus par des magasins de bricolage et de loisirs, des jardineries et des fleuristes. Il en ressort que 94% d’entre eux étaient conformes. Seuls 17 produits destinés à un usage professionnel ont été remis à des privés. Dans l’ensemble, la nouvelle réglementation a donc bien été mise en œuvre par les magasins spécialisés, bien qu’elle ne semble que peu connue dans les jardineries. Le Laboratoire cantonal a informé les entreprises concernées par ces contestations de leurs obligations et a déjà annoncé qu’il procèdera à de nouveaux contrôles aléatoires en 2023. /comm-lyg









