Invités, chants, analyses : RJB s’est mise en rouge et jaune avant l’acte 4 de la finale des play-off de National League de hockey sur glace, qui oppose les Seelandais à Genève-Servette
La tension monte à quelques heures du 4e acte de la finale de National League de hockey sur glace. A cette occasion, La Matinale RJB s’est mise aux couleurs du HC Bienne. Les Seelandais affrontent ce jeudi soir les Aigles de Genève à la Tissot Arena. Ils mènent pour l’instant 2-1 dans la série au meilleur des sept matches. « Après avoir perdu tous les matches de préparation, on n’y croyait pas forcément », admet la co-présidente du HCB Stéphanie Mérillat. « Mais tout a fonctionné comme on voulait ».
Stéphanie Mérillat : « Je crois qu’on récolte les fruits du travail fait par toute la direction sportive, c’est plutôt plaisant »
La rage de vaincre des joueurs, la ferveur des supporters et des retombées économiques aussi. « Un match de finale comme celui-là c’est un chiffre d’affaires de 250'000 francs », dévoile Stéphanie Mérillat. Une rentrée financière qui va permettre au club d’investir dans les infrastructures pour les juniors notamment. A noter que le HCB possède un budget de 17 millions de francs. « Ce n’est pas dans le haut du classement des enveloppes de Nationale League », précise encore sa co-présidente.
Une grande force mentale
Le HC Bienne est en train d’écrire son histoire. C’est en effet la première fois qu’il arrive à ce stade du championnat depuis l’introduction des play-off. Olivier Anken, lui aussi, a marqué l’histoire du club en le conduisant à la victoire nationale il y a tout juste 40 ans. Il a livré son analyse de la performance biennoise : « Ce qui fait le succès des Seelandais, c’est la force mentale d’accepter la domination de Genève pour pouvoir mieux repartir en contre-attaque ».
« On a le sentiment qu’il ne peut rien lui arriver, au HC Bienne »
Faire vibrer les fans qui n’ont pas l’opportunité de se déplacer jusqu’à la glace, c’est la mission des commentateurs sportifs. Jérémie Pignard en fait partie. En six matches commentés durant ces play-off, il n’a assisté à aucune défaite. « Je ne suis pas trop superstitieux », sourit-il.
Dans les coulisses, il y a beaucoup de travail de préparation. Il ne s’arrête d’ailleurs pas à la fin du match : « On doit encore faire les interviews des joueurs. Et si on commente à Genève, on a encore deux heures et demie de route à faire ».
Les commentateurs sportifs sont souvent accompagnés de consultants, comme l’ancien arbitre Marc Alain Paroz. Fervent supporter du HC Bienne, il ne part jamais sans son stylo fétiche, qu’il ne lâche pas pendant toute la durée des rencontres.
Pas de sport sans les supporters
Jérémie Pignard en est convaincu : sans les supporters, il n’y a pas de sport de haut niveau, aussi sur le plan financier. Il regrette le déséquilibre de l’espace donné aux fans du HCB d’une part, et de Genève-Servette de l’autre. « A Genève, il n’y a que 160 places de parc dans la zone visiteurs, tandis qu’il y en a 600 à Bienne ». Il note encore que les Genevois ont une culture sportive plus ultra, au contraire des Biennois qui ont un esprit un peu plus familial.
Mais c’est sur la glace que tout se joue : le HC Bienne défie Genève à 20h à la Tissot Arena ce jeudi soir. Un duel sera à vivre en direct et en intégralité sur RJB à partir de 19h45. /ddc









