Une exposition inédite au Pasquart à Bienne

Les facettes multiples de l'oeuvre artistique de Daniel Pommereulle se déclinent à Bienne. ...
Une exposition inédite au Pasquart à Bienne

Les facettes multiples de l'oeuvre artistique de Daniel Pommereulle se déclinent à Bienne. Le Centre Pasquart présente une exposition d'envergure inédite qui retrace le parcours de l'artiste français décédé en 2003 

Daniel Pommereulle devant Le Chaos et la mère, 1985. (photo André Grassant, Archives Daniel Pommereulle.) Daniel Pommereulle devant Le Chaos et la mère, 1985. (photo André Grassant, Archives Daniel Pommereulle.)

Bienne rend hommage à un acteur majeur de la scène artistique française. Le Centre Pasquart accueille, dès ce week-end et jusqu’à mi-juin une exposition d’envergure dédiée à Daniel Pommereulle. Une centaine d’œuvres de l’artiste, né en 1937 et décédé en 2003, orne les espaces du centre biennois. Des premières peintures de jeunesse à la dernière sculpture avant sa mort, l’exposition baptisée « Flüchtig » présente un caractère rétrospectif inédit. C’est la première fois depuis près de 40 ans qu’une exposition d’une telle ampleur valorise les créations de l’artiste, également acteur à ses heures, en dehors de sa France natale, explique Armance Léger, sa curatrice. « C’est aussi grâce au directeur du Centre d’art Pasquart, Paul Bernard, que nous avons pu monter ce projet un peu fou de réunir plus de cent œuvres de Daniel Pommereulle. »

Armance Léger : « L’idée était de redécouvrir son art au travers des grands thèmes de son œuvre comme la cruauté, la violence et la vitesse »

« Flüchtig », une exposition hors norme des œuvres de Daniel Pommereulle, c’est à découvrir jusqu’à mi-juin au Centre Pasquart à Bienne. Le vernissage se tient ce samedi à 17h.


Critique artistique de la rénovation urbaine

Le Centre Pasquart accueille une deuxième exposition dans ses espaces. Elle sera également vernie samedi. Il s’agit des œuvres de Mathis Altmann. Ce sculpteur allemand basé entre Zürich et Berlin inscrit son travail dans une recherche critique de la physionomie des grandes métropoles contemporaines, en particulier Berlin. Sous l’appellation « Individuality », son exposition se compose de plusieurs pièces sonores sculptées à l’aide de matériaux recyclés et trouvés dans la capitale berlinoise. Julie Portier, curatrice de l’exposition, aime dire que son œuvre prend plusieurs formes, une lisse et l’autre plus rugueuse. La partie « lisse » détourne les symboles du capital comme le langage publicitaire, la partie « rugueuse » présente le refoulé de ce modèle uniformisé.

Mathis Altmann utilise des déchets urbains pour créer ses maquettes sonores. (Photo: Jesús Alberto Benitez.) Mathis Altmann utilise des déchets urbains pour créer ses maquettes sonores. (Photo: Jesús Alberto Benitez.)

Julie Portier : « C’est une critique du néolibéralisme et de la domination du capital sur nos vies et sur l’urbanisme » 

Les œuvres de Mathis Altmann se dévoilent au sein de la grande salle Poma du Centre Pasquart à Bienne jusqu’au 18 juin prochain. /nme


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