Il écope de 17 ans après l'agression de son ex-compagne

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Il écope de 17 ans après l'agression de son ex-compagne

Le Tribunal fédéral a rejeté lundi le recours d’un homme condamné à 17 ans de réclusion par la Cour suprême du canton du Berne. Il avait notamment asséné plusieurs coups de couteau à son ex-compagne en 2016

Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un homme condamné à 17 ans de prison pour viol et tentative d'assassinat. (Photo : Norbert Aepli, Switzerland, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons). Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un homme condamné à 17 ans de prison pour viol et tentative d'assassinat. (Photo : Norbert Aepli, Switzerland, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons).

Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un homme condamné à 17 ans de prison pour tentative d'assassinat et viols répétés. Il avait tendu un guet-apens à son ancienne compagne qui l'avait quitté et lui avait asséné plusieurs coups de couteau.

L'agression s'était déroulée le 30 juillet 2016 devant le domicile de la victime. En première instance, l'auteur avait écopé de 8 ans pour tentative d'homicide volontaire. Sur recours de toutes les parties, la Cour suprême du canton de Berne avait retenu le viol et la tentative d'assassinat et prononcé une peine de 17 ans de réclusion.

Devant le Tribunal fédéral, le recourant admettait que son mobile était futile mais soulignait qu'il n'avait pas agi avec la cupidité ou l'instinct meurtrier qui caractérisent l'assassin. Dans ces conditions, le grief d'assassinat devait être annulé et la cause renvoyée à la justice bernoise.

Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral se rallie à l'argumentaire de la Cour suprême. Les faits retenus sans arbitraire par cette dernière justifient les qualifications retenues et la peine prononcée.


Menaces répétées

Par le passé, le recourant avait dit à de nombreuses reprises à la victime « qu'il la tuerait, qu'il ne ferait pas les choses à moitié, que si elle voulait plus être à lui, elle ne serait pas à un autre ».

Le jour du crime, il s'était assis avec sa sœur sur un banc en face du domicile de son ex-compagne. A l'arrivée de celle-ci, il l'avait suivie jusqu'à la porte d'entrée de l'immeuble. La victime s'était trouvée piégée devant la porte fermée à clé qu'elle n'avait eu le temps d'ouvrir. L'homme lui avait alors asséné au moins cinq coups au flanc gauche avec un couteau pliant à lame de 10 cm.


A la limite du massacre

Lorsque la malheureuse avait chuté, le recourant était revenu vers sa sœur qui, apparemment n'avait rien remarqué. Il avait décidé avec elle d'appeler les urgences et s'était rendu ensuite à la police. La victime avait été sauvée grâce à l'intervention rapide des secours.

La justice bernoise avait estimé que le condamné avait agi pour un motif futile. Il avait clairement profité de l'effet de surprise et fait preuve de perfidie en acculant sa victime contre une porte fermée. Son comportement blâmable et sa volonté de destruction se manifestaient dans cette attaque à la limite du massacre. /ATS


 

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