L’étang de la Marnière fuit

Le plan d’eau tramelot a dû être vidé et ses poissons déplacés. Commune et société de pêche ...
L’étang de la Marnière fuit

Le plan d’eau tramelot a dû être vidé et ses poissons déplacés. Commune et société de pêche locale œuvrent pour colmater la brèche

Nicolas Rousseil (à gauche), responsable du domaine public à Tramelan et Andreas Boegli, vice-président de la société de pêche de la Marnière. Nicolas Rousseil (à gauche), responsable du domaine public à Tramelan et Andreas Boegli, vice-président de la société de pêche de la Marnière.

Vacances forcées pour les poissons de l’étang de la Marnière, à Tramelan. Ils passent les prochaines semaines à Bonfol, dans un plan d’eau privé. C'est le temps qu'il faudra à la commune bernoise et à la société de pêche locale pour colmater une fuite apparue en septembre dernier, peut-être à la suite du tremblement de terre qui a secoué à cette période la région de Mulhouse.

Nicolas Rousseil, responsable du domaine public à Tramelan : « En principe on a une bonne capacité d’étanchéité » 

Près de deux tonnes de poissons vivants ont dû déménager, des carpes, principalement, mais aussi quelques tanches et autres gardons. Il a fallu vidanger le plan d'eau au maximum pour pouvoir prélever les poissons avec des épuisettes et les installer dans bacs à oxygène pour le transport jusqu'à leur destination de vilégiature.

Andreas Boegli, vice-président de la société de pêche de la Marnière : « Les poissons sont dans un très bel étang, dans le Jura » 

Les travaux sont programmés pour durer trois semaines. Il s’agit d’équiper le bassin d’une bâche étanche. La société de pêche profite du chantier pour renforcer ponctuellement les berges, améliorer la sécurité et le confort des visiteurs.

Le coût du colmatage s’élève à environ 90'000 francs, dont environ 80% à la charge de la collectivité publique et le solde aux pêcheurs de la Marnière.

Une fois le chantier terminé, il faudra faire preuve de patience pour que l’étang se remplisse à nouveau. Il n’est alimenté que par les précipitations et les eaux de ruissellement.

Le site est reconnu d’importance nationale pour la reproduction des batraciens, mais grenouilles, triton et autres crapauds accoucheurs ne sont que très peu touchés par les travaux. Ils bénéficient de petits bassins à proximité de l’étang, mais non connectés avec celui-ci.

Nicolas Rousseil « On aura un impact sur la vie des batraciens, mais de manière marginale »

/cwi


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