La Ville de Bienne a actualisé sa carte des dangers naturels et doit désormais intégrer le document à la règlementation fondamentale en matière de construction de la Ville. Cette carte révèle les risques d'inondations ou de chutes de pierres sur le territoire communal
Où risque-t-on d’être inondé à Bienne ? La réponse se trouve dans la carte des dangers naturels. Ce document recense les zones de la ville pouvant être touchées par des catastrophes environnementales. Les autorités l’ont récemment mis à jour. Cette carte doit par la suite être intégrée à la règlementation fondamentale en matière de construction dans le but de contraindre où et comment construire sur le territoire communal. Elle indique qu’à l’heure actuelle, deux secteurs sont plus à risques. Sarah Gäumann, co-responsable du service « planification et espace urbain » du département de l’urbanisme note que les deux dangers principaux concernent les inondations en cas de débordement de la Suze et les chutes de pierres dans le secteur de Vigneules.
Sarah Gäumann : « On a un danger de crues causé par la Suze »
Ces vingt dernières années, la Ville de Bienne a mis en place différentes mesures pour réduire les risques que court la population biennoise en cas d’événements naturels. Par rapport à la carte des dangers de 2005, d’importants périmètres situés entre les Gorges du Taubenloch et les écluses Hauser ne présentent plus qu’un degré de danger de crues faible. La Municipalité examine des possibilités de mesures contre les éboulements et a un projet en discussion avec le canton contre un possible débordement de la Suze. Lena Frank, conseillère municipale et directrice des travaux publics, de l’énergie et de l’environnement, rappelle que le risque de crues est conséquent au centre ville.
Lena Frank : « On examine la possibilité de faire un tunnel pour dévier l'eau de Frinvilier vers le lac »
La population est invitée à donner son avis sur cette intégration de la carte des dangers naturels dans le règlement de construction. Les remarques peuvent être envoyées dès mardi prochain et jusqu'au 23 juin. Le sujet sera ensuite soumis en votation. /ri-amo-nme









