Le faire-part mortuaire mystérieux

La parution de l’avis mortuaire d’un trentenaire de la région dans la presse a provoqué un ...
Le faire-part mortuaire mystérieux

La parution de l’avis mortuaire d’un trentenaire de la région dans la presse a provoqué un fort questionnement ce vendredi. Il s’avère que l’homme est vivant

L’avis mortuaire de Nikita Tardent a provoqué une onde de choc dans la région ce vendredi. L’avis mortuaire de Nikita Tardent a provoqué une onde de choc dans la région ce vendredi.

Stupeur et surprise ce matin à la lecture d’un avis mortuaire dans Le Quotidien Jurassien. Le journal annonce le décès de Nikita Tardent, trentenaire et président du Groupement des arbitres du football jurassien (GAJ). L’avis se veut laconique, citant la famille, les proches et une association que les moteurs de recherche ne détectent pas ; les nom et prénom sont inversés. On y trouve une photo du défunt prise il y a manifestement une plus d’une décennie, mais pas de mention ni de l’âge, ni du lieu, pas de date. Mais il s’avère que Nikita Tardent est vivant. La rédaction de BNJ l’a eu au téléphone et il est venu dans nos locaux de Tavannes ce vendredi. Bien connu dans le monde du football régional où cette annonce a fait l'effet d'un choc, Nikita Tardent a préféré ne pas s’exprimer au micro sur cette situation rocambolesque.


Comment est-ce possible ?

Un véritable mystère entoure l’origine du courriel reçu par au moins deux médias régionaux : Le Journal du Jura et Le Quotidien Jurassien. Nikita Tardent explique s’être « fait pirater son adresse mail cette semaine ». Il reconnaît avoir pris des renseignements par téléphone il y a quelques jours sur des modalités de faire-part mortuaire, mais assure catégoriquement « ne pas être à l’origine de l’annonce ». Des propos pas aussi catégoriques dans la bouche de différents témoignages récoltés dans son entourage par notre rédaction.

Jeudi, le Journal du Jura a pu éviter la publication parce qu’un collaborateur connait Nikita Tardent et l’a appelé, ce qui a permis de prouver qu’il était en vie. Au Quotidien Jurassien, ce ne put être le cas. « On a été abusé par une personne malveillante. C’est la première fois que cela arrive à notre journal. Je le regrette », nous a déclaré Rémy Chételat. Le rédacteur en chef assure qu’un rectificatif sera publié samedi et le journal envisage de porter plainte contre la personne malveillante. /clo


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