Deux expositions empreintes de féminisme et de surréalisme à Bienne

Le Centre Pasquart propose dès dimanche une grande exposition de l’artiste californienne Liz ...
Deux expositions empreintes de féminisme et de surréalisme à Bienne

Le Centre Pasquart propose dès dimanche une grande exposition de l’artiste californienne Liz Craft. Le public pourra aussi visiter une installation immersive imaginée par la Française Pauline Curnier Jardin

Une partie des œuvres présentées par la Californienne Liz Craft. (Photo : Centre Pasquart) Une partie des œuvres présentées par la Californienne Liz Craft. (Photo : Centre Pasquart)

Le mois de juillet est synonyme de nouveautés pour le Centre Pasquart, à Bienne. Le musée présente à partir de dimanche une grande exposition de l’artiste californienne Liz Craft. Le public pourra y découvrir toute une série de sculptures et d’installations qui racontent en quelque sorte des fragments d’histoire dans une ambiance empreinte de surréalisme et d’onirisme. Pour son exposition intitulée « Me princess », Liz Craft s’est inspirée de sa propre vie et de tout l’environnement qui gravite autour d’elle, que ce soit ses amis, sa fille ou encore la culture populaire, selon Paul-Aymar Mourgue d’Algue, le curateur du projet. « Elle parle beaucoup du groupe social et de l’interaction entre les gens, mais aussi de sa situation de femme dans la société », indique-t-il, pointant une grosse influence du mouvement hippie autour duquel elle a grandi dans les années 60.

Paul-Aymar Mourgue d’Algue : « Elle pioche un peu partout dans la culture pop »

Le Centre Pasquart de Bienne propose, par ailleurs, aux visiteurs de se pencher sur la place des femmes d’un certain âge dans la société. L’institution présente également à partir de ce dimanche une exposition de l’artiste française Pauline Curnier Jardin. Les visiteurs seront amenés à se plonger dans une grande installation immersive dans laquelle est projeté le film « Qu’un sang impur ». Ce court-métrage met en scène des femmes ménopausées, tout en célébrant leur pouvoir érotique. Il s’agit d’un remake du film « Un chant d’amour » de Jean Genet qui met en scène une relation homosexuelle entre deux détenus. « J’ai remplacé les très beaux garçons du film par de vieilles femmes, prenant en compte qu’elles sont considérées comme hors du marché à partir d’un certain âge », explique l’artiste française. Son œuvre a reçu en 2019 le prestigieux Preis der Nationalgalerie, la plus haute distinction artistique allemande.

Pauline Curnier Jardin : « Je me suis intéressée à la sexualité et au désir des femmes ménopausées »

Le public peut notamment découvrir un film au sein de l'installation immersive de Pauline Curnier Jardin. (Photo : Centre Pasquart) Le public peut notamment découvrir un film au sein de l'installation immersive de Pauline Curnier Jardin. (Photo : Centre Pasquart)

L’exposition de Liz Craft et l’installation immersive de Pauline Curnier Jardin sont à découvrir jusqu’au 27 août. Leur vernissage aura lieu samedi dès 17h. /alr


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus