L’été est désormais bien entamé. La nature est en ébullition, en témoigne le chant quotidien des oiseaux. Des oiseaux parfois en difficulté. La station de soin Cormoiseaux, à Cormoret, ne chôme pas en ce mois de juillet. Elle héberge en ce moment une vingtaine de petits pensionnaires, lesquels n’aspirent qu’à une chose : reprendre de la plume et retrouver leur état sauvage. Dominique Eggler, présidente de Cormoiseaux, soigne les bêtes depuis toujours. « Mon père, déjà, s’en occupait », sourit-elle. Une activité chronophage, également coûteuse. « On ne touche aucune subvention. Habituellement, je dépense de ma poche plusieurs milliers de francs par année. » La création de l’association il y a deux ans a été un véritable déclic ; elle lui permet enfin d’avoir les moyens de ses ambitions grâce à une meilleure visibilité, aussi des dons de plus de plus en nombreux. Le comité a également été étoffé.
On trouve actuellement chez Dominique Eggler plusieurs martinets – l’espèce la plus soignée en juillet et août -, un rouge queue, une hirondelle, un moineau, des rapaces et un canard sauvage. Daisy, c’est son nom. Un caneton qui tenait début juin dans la paume d’une main et qui, aujourd’hui, a quadruplé de volume. Fait peu banal, la bête ne saurait passer la nuit loin de sa soigneuse, qui lui a aménagé un petit coin dans la chambre à coucher. Le but reste évidemment de permettre à Daisy de retrouver la vie sauvage, dans une réserve naturelle de la région.
Dominique Eggler et sa petite équipe a pu aménager une nouvelle volière. D’autres projets sont dans les tuyaux. Cormoiseaux dispose désormais d’un site internet. L’association est également très présente sur les réseaux sociaux. /oza










