À seulement 26 ans, Hugo Weber a participé à une ascension historique. L’habitant de Corgémont faisait partie d’une équipe de dix alpinistes constituée par le Lucernois Max Eiselin. Jusqu’à ce mois de mai 1960, sept expéditions internationales avaient déjà tenté de gravir le Dhaulagiri, septième sommet le plus haut du monde, mais sans succès.
Hugo Weber avait lui aussi presque abandonné à cause des mauvaises conditions météorologiques mais il avait finalement pu profiter d’une éclaircie pour atteindre le sommet. « Lui et son ami Michel Vaucher sont arrivés au sommet à 18h. C’est complètement fou, ils ont dû redescendre à la lampe torche. Le réalisateur du documentaire Norman Dyhrenfurth dit dans ses écrits qu’il s’agit d’un exploit stupéfiant. Peut-être même le plus remarquable de l’alpinisme himalayen », détaille la fille d’Hugo Weber, Marlène Weber.
Ce documentaire « Succès au Dhaulagiri » reste l’un des premiers documentaires suisses en couleur. Des images captées notamment grâce à l’alpiniste et cinéaste américano-suisse Norman Dyhrenfurth. « On y voit toute la marche d’approche, cela parle des membres de l’expédition, il y a beaucoup d’émotions. C’est intéressant tant pour les alpinistes que pour les passionnés de cinéma », ajoute Marlène Weber.
Le documentaire « Succès au Dhaulagiri », sous-titré en français, sera diffusé samedi à 15h au Cinématographe à Tramelan. /lvi









