Les trésors de nos musées (7/10)

C’est une mine d’or pour les passionnés d’archéologie. Direction Bienne, à la découverte du ...
Les trésors de nos musées (7/10)

C’est une mine d’or pour les passionnés d’archéologie. Direction Bienne, à la découverte du jardin Schwab, un espace parsemé de vestiges préhistoriques

Ludivine Marquis, conservatrice du département archéologique au Nouveau Musée Bienne (NMB), souhaite mettre davantage en valeur les éléments archéologiques que l’on trouve sur le jardin Schwab. Ludivine Marquis, conservatrice du département archéologique au Nouveau Musée Bienne (NMB), souhaite mettre davantage en valeur les éléments archéologiques que l’on trouve sur le jardin Schwab.

Des vestiges de la période néolithique et de l’âge du bronze sous notre nez. C’est à Bienne qu’on en trouve, au bord de la Suze. Notre série sur les trésors de nos musées nous emmène ce lundi au jardin Schwab, à proximité du Nouveau Musée Bienne (NMB). En 1865, le chercheur et collectionneur biennois Friedrich Schwab lègue toute sa collection archéologique à la Ville de Bienne. « C’est d’ailleurs un des pêcheurs du Colonel Schwab qui a découvert le site archéologique de La Tène, fait remarquer la spécialiste. Les premiers objets découverts sont venus ici à Bienne ».

Les autorités ont alors fondé le Musée Schwab en 1873, le troisième bâtiment en Suisse à avoir été construit dans l’unique but d’être un musée. « C’est très particulier pour une ville comme Bienne, qui n’est pas un grand centre universitaire ».

Ludivine Marquis : « Dans la seconde moitié du 19e siècle, il y a la volonté à Bienne d’avoir un bâtiment qui raconte le monde »

Une pirogue quasi intacte

Le Musée Schwab ne serait pas complet sans son jardin. En ouvrant l’œil, on peut y trouver des traces de la préhistoire, telles que des blocs de granite, issus du glacier du Rhône. Sur ces blocs, on découvre des petites coupelles, qui n’ont pas été creusées naturellement. « Ces cupules sont très énigmatiques, reconnaît Ludivine Marquis. Ça peut être des moules qui ont servi à moudre des graines ou ça aurait pu servir à faire de la lumière avec de la graisse ».

Les cupules que l’on trouve sur ces rochers ont été creusées par l’homme, mais leur utilisation reste, encore aujourd’hui, un mystère. Les cupules que l’on trouve sur ces rochers ont été creusées par l’homme, mais leur utilisation reste, encore aujourd’hui, un mystère.

La pièce maîtresse du jardin Schwab, le « bébé » de Ludivine Marquis, est une pirogue en bois de chêne, qui date de l’âge du bronze en 1500 avant Jésus-Christ. « C’est une des pirogues de cette période-là les mieux conservées en Europe ». Les bords ainsi que la proue et la poupe ont miraculeusement été conservés.

« Elle a été trouvée vers l’île St-Pierre en 1911 »

Cette pirogue est badigeonnée d’une substance à base de goudron qui dégage une forte odeur. Cela permet de la conserver. Cette pirogue est badigeonnée d’une substance à base de goudron qui dégage une forte odeur. Cela permet de la conserver.

Pour la petite anecdote, cette embarcation a servi de modèle à une pirogue qui a été construite dans le jardin du musée en 2014. « On a pu naviguer dessus sur le lac plusieurs fois », sourit la conservatrice. /ddc

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