Il reconnaît des attouchements sur des enfants

Un homme comparaissait mardi devant le Tribunal régional de Moutier pour des actes d’ordres ...
Il reconnaît des attouchements sur des enfants

Un homme comparaissait mardi devant le Tribunal régional de Moutier pour des actes d’ordres sexuels avec des enfants, pédopornographie et violation de la sphère privée avec un appareil de prise de vue. Il n’a pas nié les faits et les qualifie d'ignobles

Le prévenu a reconnu les faits devant le Tribunal de Moutier. (Photo: archives) Le prévenu a reconnu les faits devant le Tribunal de Moutier. (Photo: archives)

Un ancien habitant du vallon de St-Imier reconnaît des attouchements devant le Tribunal régional de Moutier. Le prévenu comparaissait mardi devant la justice pour actes d’ordres sexuels avec des enfants, pédopornographie et violation de la sphère privée avec un appareil avec prise de vue. Il n’a pas cherché à nier les faits. «  J’ai trahi leur confiance. Ils comptaient beaucoup pour moi et ce que j’ai fait est ignoble  ». Les mots du cinquantenaire au moment de reconnaître les faits qui lui sont reprochés. A savoir d’avoir pris des bains avec sa nièce de 10 ans et son neveu de 8 ans, mais aussi de s’être fait masser avec une plume, notamment les parties génitales, de se savonner mutuellement, provoquant chez lui des érections et de se caresser ensemble les zones érogènes. 

Le prévenu a tenté de justifier ses actes, tout en les jugeant ignobles, en expliquant qu’il a vécu un divorce, puis une séparation difficile et souffert de l’isolement en raison du covid. Des justifications qui n’ont pas convaincu la juge Maryvonne Pic Jeandupeux. D’autant que le cinquantenaire possède près de 6'000 photos pédopornographiques, datant de 2014, soit avant son divorce. 

Des actes choquants pour les enfants, mais jugés «  pas de la plus haute gravité  » comparés à d'autres affaires de mœurs par l’avocat de la famille, celui de la défense et par la procureure, puisqu’il n’y a pas eu de pénétration ni de contrainte. «  Le mode opératoire concerne surtout des actes équivoques et non sexuels  » a rappelé le défenseur obligatoire et d'office de l'inculpé. Le Ministère public n’a pas retenu l’accusation de violation du domaine secret, puisque les parties plaignantes ont retiré leur plainte dans le cadre de la signature d’une convention réglant les aspects civils du litige, et a requis deux ans de prison et 110 jours-amende à 110 francs, avec deux ans de sursis. Le Tribunal, composé de trois juges, rendra son jugement mardi prochain. /dsh-lyg


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