L’Association suisse pour la protection des territoires contre les grands prédateurs réagit dans La Matinale aux arguments qui prônent la cohabitation avec le canidé
Le loup continue de faire réagir dans la région. La Matinale recevait le 23 août l’association Avenir Loup Lynx Jura pour évoquer l’attaque d’un troupeau de moutons sur le Chasseral en juillet dernier. Celle-ci prône la cohabitation avec l’animal plutôt que son élimination. Cet argument a fait réagir le camp opposé.
Le secrétaire de l’Association suisse pour la protection des territoires contre les grands prédateurs et agriculteur (ASPTcontreGP), Ronald Sommer, estime ce mercredi dans La Matinale que le loup responsable de l’attaque doit être éliminé en vertu de l’ordonnance de 1988. Cette dernière stipule qu’il faut au minimum six animaux de rente tués pour demander une autorisation de tir. « Cinq animaux sont morts de l’attaque, deux ont dû être euthanasiés des suites de leurs blessures et deux ont été retrouvés morts les jours suivants. Cela fait donc neuf individus tués dans cette attaque », assure Ronald Sommer. A noter que la même ordonnance stipule encore qu’il faut que des congénères aient déjà causé des dommages auparavant si l’on veut délivrer une autorisation d’abattre.
« Être honnête avec la population »
L’agriculteur estime également que les défenseurs du loup ne sont pas tout à fait honnêtes avec la population sur les conséquences de la protection du prédateur : « S’ils avaient dès le début été francs et avaient communiqué sur ce qu’impliqueraient et coûteraient les mesures de protection contre les loups, je pense qu’il y aurait eu une grande réticence de la part de la population. (…) Ces défenseurs ont un intérêt à ce que le loup soit présent, c’est leur gagne-pain », assure-t-il. /ddc-the









