Soigner et mettre en valeur la création artistique contemporaine biennoise, c’est le but d’INCUBO. Cette plateforme est née à l’espace Biotop, anciennement connue sous le nom de Rennweg 26. INCUBO est la suite du projet-pilote Format 26. Il vise à mettre les artistes de la région dans des conditions professionnelles pour la réalisation de leurs projets.
La plateforme met l’accent sur trois piliers : la recherche, l’incubation et la production. Tout au long du processus, elle apporte son soutien aux artistes, sous forme notamment de mise à disposition d’un espace, d’une aide financière ou de conseils. Le public cible se situe « dans la zone grise entre la relève toute fraiche sortie de l’école et un statut d’artiste établi », Luca Depietri, le codirecteur d’INCUBO.
Luca Depietri, codirecteur d’INCUBO : « La recherche, c’est une étape normalement marquée par une grande solitude de l’artiste »
Durant les mois d’été, la salle du théâtre BIOTOP est mise à la disposition d’une série d’artistes afin qu’ils puissent tester développer et affiner leurs idées. En fin de saison, le travail est présenté au public. Une confrontation qui permet aux artistes de rectifier le tir, d’ajuster, le cas échéant.
Entre le 20 et 24 septembre, ce sera le baptême du feu pour les projets en incubation. Suivront la recherche les 28 et 29 septembre et finalement la production entre le 5 et le 8 octobre. Ça permet de donner « au public et aux programmateurs une idée de la richesse, de la variété et de la multiplicité de la scène biennoise », explique Luca Depietri.
Le musicien Pascal Lopinat bénéficie du soutien de INCUBO pour son projet « des paillettes grises ». Il en est au stade de l’incubation et se confrontera au public entre le 20 et le 24 septembre.
Pour lui, cette plateforme permet d’échanger des idées, de financer une partie des heures qui ne le sont pas durant les phases de recherche et de développement d’un projet. « C’est une plus-value de pouvoir entendre ce que les gens ressentent par rapport à un travail que je n’ai jamais fait par le passé »
Pascal Lopinat, artiste : « Une structure qui permet de débloquer quelques fonds pour de la recherche originale »
Pour financer ses projets, la plateforme INCUBO dispose du soutien de la ville de Bienne à hauteur de 40'000 francs. Une somme qui devrait être doublée par un apport du canton. Ses responsables sollicitent également leur réseau pour récolter des dons privés. /cwi









