Le Grand Conseil bernois a adopté la révision partielle de la loi sur la police en première lecture ce mardi. Parmi les dispositions de cette loi figure la possibilité d’installer de la vidéosurveillance dans des lieux publics même contre la volonté des communes
Le canton de Berne doit pouvoir ordonner l'installation d'une vidéosurveillance dans des lieux sensibles même contre la volonté de la commune concernée. Cette disposition figure dans la révision partielle de la loi sur la police adoptée mardi en première lecture par le Grand Conseil.
La gauche a vu dans cette disposition une « Lex Reitschule », du nom du centre culturel autonome de la Ville de Berne. Pour les députés du camp rose-vert, le canton entend surveiller le périmètre devant le bâtiment alors que les autorités communales s'y refusent. Cette disposition constitue pour eux une atteinte à l'autonomie communale.
Dans le camp bourgeois, on estime que ce dispositif permettra d'améliorer la sécurité dans l'espace public. Les partisans de la vidéosurveillance ont souligné que des caméras ne pourront être installées que là où il y a une situation de « danger accru de crime ou de délit ».
Il incombera au Conseil-exécutif de prononcer une telle mesure et pas uniquement la Direction de la sécurité. Si le canton doit passer outre l'autonomie communale, il doit pouvoir se reposer sur une certaine légitimité, a estimé la majorité du Parlement. Au vote, la loi révisée sur la police a été acceptée par 100 voix contre 38 et 14 abstentions. /ATS









